Débrayage chez Schering Plough avant les négociations du plan social

Le groupe pharmaceutique Merck a annoncé la semaine dernière son intention de restructurer l'entreprise avant de s'en séparer. 83 postes doivent être supprimés. Les délégués syndicaux rencontrent ce mardi matin le service des ressources humaines.

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Ils étaient une centaine de salariés ce matin à exprimer leur mécontentement devant l'entrée du laboratoire pharmaceutique Schering-Plough à Hérouville-Saint-clair. La semaine dernière, le propriétaire de l'entreprise, le géant pharmaceutique Merck, annonçait une restructuration, 83 postes supprimés sur 323, un préalable à une éventuelle vente du laboratoire. Un véritable coup de massue pour les salariés. "On s'attendait à ce qu'il y ait un plan social, mais on ne s'attendait pas à la phase 2, la cession. Dans un grand groupe comme Merck qui fait de gros résultats, cette année ils ont dégagé plus de 11 milliards nets, on est choqué qu'on en arrive à une cession", explique Sylvie Fossez délégué CFDT. 

Ce mardi, les délégués syndicaux rencontraient pour la première fois la direction du groupe pour entamer les négociations du plan social. "Compte tenu des volumes qui vont être transférés en Belgique, c'est impossible de revenir sur cette suppression de 83 postes", estime Sylvie Fossez, "Maintenant, il faut que les politiques nous accompagnent pour qu'une solution identifiée soit trouvée pour tous les salariés de façon à permettre des départs volontaires et aucun départ contraint". Une rencontre a déjà eu lieu avec Laurent Beauvais, président de la Région.

Les représentants du personnel entendent également élargir le cadre des discussions. "On veut absolument faire partie intégrante du processus de recherche pour pouvoir avoir une visibilité sur le repreneur potentiel qui pourrait nous être proposé", affirme Jeff Cléret, délégué CGT.

Reportage de Aurélie Misery et Patrick Mertz
Intervenants:
- Jeff Cleret, délégué CGT
- Sylvie Fossez-Héroult, déléguée CFDT