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Escroqueries à la carte bancaire à Rouen : la brigade financière appelle à la vigilance

En 10 jours, trois plaintes ont été déposées dans l'agglomération rouennaise. A chaque fois, un homme se fait passer pour un commissaire de police et incite ses victimes à acheter des cartes bancaires prépayées. Les montants s'élèvent à plusieurs centaines d'euros. 
© maxppp
Le mode opératoire est à chaque fois le même: un homme avec un accent du sud appelle une personne plutôt âgée au téléphone. Il prétend être commissaire à la brigade financière de Rouen. Il explique à sa victime qu’elle a subit un débit frauduleux sur sa carte bancaire. La somme aurait permis d’acheter des cartes PCS, un moyen de paiement virtuel destiné aux achats sur internet.

L’homme précise que l’auteur est arrêté mais qu’il a besoin de vérifier le lieu d’achat. Le faux policier enjoint donc la victime à se rendre dans le débit de tabac le plus proche pour refaire la même transaction. Les codes d’activation des cartes PCS permettront alors de prouver la culpabilité du voleur fictif.

En réalité, grâce à ces codes, l’homme au téléphone pourra faire tranquillement des courses sur le web.

Un mode opératoire bien huilé

Les trois victimes déjà recensées dans l’agglomération rouennaise décrivent un homme très bon comédien, qui dialogue avec un collègue tout aussi fictif, permettant de rendre l’ambiance d’un commissariat de police. L’auteur se fait très pressent et n’hésite pas à multiplier les appels téléphoniques pour mettre la victime sous pression. A l’occasion, il demande à la personne de recommencer la transaction une seconde fois prétextant que la première tentative n’a pas fonctionné.

Les sommes dérobées peuvent monter très rapidement. Les victimes ne seront pas remboursées par leur banque car elles ont effectué elles-mêmes la transaction financière.

Des faits de même nature ont été relevés à Limoges, durant l'été 2015.

La brigade financière appelle donc à la vigilance et précise qu’aucune information bancaire ne peut être demandée par la police au téléphone. En cas de doute, elle conseille de demander un contre-appel ou de noter le nom de l’agent pour vérifier son existence au commissariat.
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