• FAITS DIVERS
  • MÉTÉO
  • Société
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE

Etude INSEE : le littoral normand pourrait être plus dynamique

Honfleur, l'une des principales destinations touristiques en Normandie / © Laurent Lagneau/ France 3 Haute-Normandie
Honfleur, l'une des principales destinations touristiques en Normandie / © Laurent Lagneau/ France 3 Haute-Normandie

Avec 640 km de côtes, l'économie maritime de la Normandie représente 3.6 % de l'emploi normand. "Peut mieux faire", c'est le constat d'une étude INSEE sur le dynamisme des façades maritimes.

Par VA avec l'ANI

3.6 % de l'emploi normand
Selon cette étude de l’Insee, 46.500 personnes travaillaient en 2012 dans l’économie maritime, soit 3,6% de l’emploi total normand. C’est relativement peu. La Normandie ne pointe qu’à la quatrième place sur ce point derrière PACA (126.000), la Bretagne (80.000) et la Nouvelle Aquitaine (49.000). Elle devance simplement les Hauts-de-France, l’Occitanie et les Pays de Loire.

Le tourisme en tête
Comme dans les autres régions maritimes, c’est le tourisme qui arrive en Normandie à la première place pour l’emploi avec 37% des effectifs (17.400). Derrière apparaissent le transport (10.500), les produits de la mer (5.500), la construction et la réparation navale (4.400) l’énergie (4.200) et les services publics (3.900). 

Le pôle énergie
Dans le détail, l’énergie constitue la principale originalité de la Normandie avec plus de la moitié des capacités du littoral français réparties entre trois centrales nucléaires (Paluel, Penly et Flamanville) et une quatrième au charbon (Le Havre).

Le transport
Le transport maritime forme une autre spécificité avec les deux Grands ports maritimes du Havre et de Rouen dont le trafic s’est élevé à 85 millions de tonnes en 2012. D’autres ports plus modestes (Cherbourg, Caen, Dieppe, Fécamp, Granville et Le Tréport) complètent un maillage plutôt dense.

Un potentiel pour les produits de la mer
Le secteur des produits de la mer s’appuie sur la pêche, l’aquaculture, et la transformation des captures. Mais la Normandie ne tire pas tout le potentiel de ces activités : une bonne partie de la pêche normande est transformée à Boulogne-sur-mer, soulignent les auteurs de l’étude.

Les points à dynamiser
De même le tourisme est nettement moins présent en Normandie que dans les autres régions maritimes. Ce secteur est concentré dans la baie du Mont-Saint-Michel, le long du littoral du Calvados, entre Arromanches et Honfleur ou encore à Etretat. Dans ces localités, ce secteur peut constituer « l’essentiel » de l’économie maritime locale.

Secteur naval
Enfin, la construction et la réparation navale avec DCNS et les services publics liés à la mer comme les douanes ou la marine nationale sont concentrés dans la pointe du Cotentin.

L'emploi à la loupe
L’économie maritime normande, à dominante masculine et faiblement qualifiée, a particulièrement souffert de la crise. Entre 2007 et 2012, mille emplois ont été perdus dans les ports du Havre et de Rouen, 350 dans la flottille de pêche, 250 dans la construction et réparation navale. En revanche, le tourisme s’est maintenu et la production d’énergie s’est envolée avec 850 emplois créés dans les centrales nucléaires.


Sur le même sujet

Leprévost et Staut/ parcours à Rotterdam le 23/08/2019- Images FEI

Les + Lus