Bernay : le pot au feu solidaire

Comment joindre l'utile à l'agréable, la solidarité aux plaisirs de bouche ? Un ephad de l'Eure a passé commande de 100 repas à un restaurateur de la région. Un pot au feu pour réchauffer les corps et les coeurs !

Dans les cuisines de "l'Ancienne auberge" à Menneval dans l'Eure, c'est l'effervescence des jours bénis ! Du travail enfin pour ce petit bataillon de cuisiniers dont l'activité s'est considérablement ralentie ces derniers mois. La joue de boeuf embaume la pièce, mêlée aux odeurs de légumes qui complèteront le pot au feu. Ce matin, il faut préparer 100 repas qui iront ravir les papilles des résidents de l'ehpad Saint Aubin de Bernay.

Sébastien Bazin le second de cuisine a la sourire aux lèvres même si son masque lui couvre la bouche ! "ça redonne le moral, on se lève le matin, on sait qu'on a un repas de 100 personnes à préparer, on est tous très contents ici ! ".

100 repas pour le déjeuner, c'est un vrai coup de pouce pour ce restaurant réduit à faire de la vente à emporter pour survivre. "On fait entre 20 et 50 repas à emporter par jour en ce moment, avant notre établissement pouvait accueillir 120 personnes" nous explique le gérant de "l'Ancienne auberge", Jonathan Le Chevallier.

11H15, il est temps de livrer les repas. Première prise de température des plats, c'est la procédure, puis c'est au tour du restaurateur de prendre sa température ! Car ses clients du jour ont en moyenne 88 ans, et il convient d'être vigilant. 

Solidarité affichée

"Il y avait un prix affiché à l'extérieur de son restaurant. On lui a dit on prend 100 repas à ce prix là, on était pas là pour négocier, c'était un coup de main ! Bien sûr ça a un coût, mais si c'était à renouveler, nous le referions" nous explique le directeur de la résidence Saint Aubin, Nicolas Loret. Le repas composé d'un plat principal et d'un dessert est au prix de huit euros. Plus cher qu'un repas de collectivité, mais un peu plus savoureux si l'on en croit les appréciations des convives !

L'heure de la dégustation a sonné, et elle commence par le plaisir des yeux. L'assiette est jolie avec sa joue de boeuf entourée de ses carottes, navets, poireaux, choux, et si l'élastique qui entoure la viande leur donne un peu de fil à retordre, les résidents ne tardent pas à savourer. "Là ça change un peu, on est comme au restaurant !" s'amuse une résidente, "ça me rappelle un souvenir de chez moi, mes parents mangeaient souvent du pot au feu !" se souvient une autre. 

Le restaurateur a même eu le droit aux félicitations des convives, un encouragement pour tous ceux qui attendent vaillement la réouverture de leurs établissements.

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