Santé. Dans l'Eure, Olivier Véran annonce 850 millions d’euros d’investissements pour les hôpitaux normands

En déplacement à Gisors et Vernon (Eure) ce lundi 8 novembre, le Ministre des Solidarités et de la Santé a présenté le volet normand du plan d’investissement du "Ségur de la santé". 850 millions d'euros seront investis dans la région, 68 hôpitaux seront rénovés ou construits, ainsi que des Ephad.

850 millions d’euros d’investissement pour soutenir les établissements sanitaires et médico-sociaux en Normandie. L’annonce était attendue. En mars 2021, le Premier ministre Jean Castex et le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran annonçaient le plan de 19 milliards d’euros d’investissement du Ségur de la santé. Lundi 8 novembre, Olivier Véran était à Gisors, dans l’Eure, pour détailler ces investissements dans la région.

Pour les établissements de santé, 455 millions d'euros sont consacrés aux grands projets d'investissements, dont 200 millions qui sont mobilisés par la Région Normandie.

"Compte tenu de l’urgence que connaît la Normandie en matière de santé, il nous a semblé impérieux de participer aux côtés de l’Etat à ce plan de rattrapage et de reconstruction du système de santé français", indique Hervé Morin, président de la Région Normandie.

 

68 hôpitaux construits ou rénovés en Normandie

Parmi les grands projets d'investissements dans la région, "68 hôpitaux de la région seront modernisés, rénovés, voire totalement reconstruits", a annoncé Olivier Véran. Dans l'Eure, département fortement touché par le désert médical, l'hôpital de Pont-Audemer sera reconstruit. Au CH de Gisors, le service d'urgence sera étendu.

 

En Seine-Maritime, 28,4 millions d'euros sont attribués au CHU de Rouen pour permettre notamment l'extension du pôle Femme-enfants ou encore la relocalisation d'une partie des capacités d'Unité de Soins Longue Durée (USLD) sur le site de Bois-Guillaume et la rénovation de l'hôpital Saint-Julien de Petit-Quevilly.

L'hôpital du Havre bénéficiera d'un investissement pour rénover son unité de psychiatrie. Au CHI Elbeuf Louviers Val-de-Reuil, 11,3 millions d'euros seront consacrés à la modernisation du service de réanimation et de surveillance continue ainsi que pour créer une maison des femmes. 

Dans la Manche, le centre hospitalier d'Avranches-Granville sera modernisé. Le projet permettra d’adapter le bâti actuel à l’accueil de nouveaux services, par rénovation du bâtiment principal du site de Granville et par extension-rénovation du site d’Avranches. Ces deux opérations principales s’accompagneront d’une modernisation des services d’urgences, avec la création d’une unité psychiatrique posturgence. 

Dans l'Orne, un nouvel hôpital sera construit à Alençon et l'hôpital de L'Aigle sera reconstruit. Le service des urgences de l'hôpital d'Argentan sera réaménagé.

67 millions d’investissements pour les Ehpad

Enfin les EPHAD ne sont pas oubliés. 67 millions d'euros seront investis pour leur donner une seconde jeunesse. Pour la Seine-Maritime et pour l'Eure, 9,8 millions d'euros seront investis pour l'Ehpad de la Scie à Saint-Crespin, la résidence du Duc d'Aumale à Aumale, l'Ehpad de Bolbec et le centre hospitalier de la Risle à Pont-Audemer.

En Seine-Maritime, à l'Ehpad "Les Myosotis", un nouvel Ehpad de 48 places d’hébergement permanent verra le jour. A Pont-Audemer, à l'Ehpad "Les quatre saisons", le projet consiste en la restructuration et l’amélioration des conditions d’hébergement des résidents.

La Normandie, mauvaise élève en densité médicale

Au 1er janvier 2021, la région Normandie est la 2e région de France métropolitaine qui présente les indicateurs de densité médicale les plus défavorables, avec, toutes spécialités et tous modes d’exercice confondus, 292 médecins pour 100 000 habitants (contre 338 pour la moyenne nationale).

Des efforts ont été menés pour former davantage d’internes et favoriser les installations en Normandie. Ces efforts ont permis de casser depuis 2017 la tendance à la baisse de la densité médicale et de maintenir le nombre de généralistes dans la région. Mais leur répartition continue de poser problème.

 

 

 

L’Eure et l’Orne, la densité au 1er janvier 2021 s’élève à 78,4 médecins pour 100 000 habitants (moyenne nationale : 85,5 médecins pour 100 000 habitants).

 

 

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