Procédure d’exclusion des Républicains : la réponse des “constructifs” normands

© France 3 Normandie, avec ERIC FEFERBERG / AFP et LUDOVIC MARIN / AFP.
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Issus des rangs des Républicains, ils ont choisi d’intégrer le gouvernement Macron. Le premier ministre Edouard Philippe et le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu sont menacés d’exclusion. Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a déjà fait le choix de partir.

Par Marie du Mesnil-Adelée

Officiellement, le parti Les Républicains se donne huit jours pour prendre une décision concernant le Premier ministre Edouard Philippe et le secrétaire d’Etat à la transition énergétique Sébastien Lecornu. Un courrier leur a été adressé pour leur permettre de s’expliquer. Le bureau politique ayant décidé « à l’unanimité que sans réponse de leur part d’ici 8 jours, leur départ des Républicains serait acté ».

Pas de commentaire pour le moment du côté de Matignon.

Mais Sébastien Lecornu, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Ecologie, a décidé de réagir dès hier, par un courrier adressé au secrétaire général du parti et publié sur son propre compte Twitter.

Il y dénonce la politique stérile de son parti : « Je suis triste de voir que certains dirigeants des Républicains préfèrent penser à leur positionnement politique partisan plutôt qu’à la France. (…) J’assume de faire confiance au chef de l’Etat et au Premier ministre pour transformer notre pays et améliorer la vie des Français. Je vous appelle à en faire de même, dans le seul but de servir l’intérêt général », écrit-il.

La décision n’est pas encore officielle mais déjà, le bureau politique Les Républicains de l’Eure a remplacé Sébastien Lecornu qui occupait jusqu’alors le poste de secrétaire départemental. Ce mercredi 4 octobre, il a désigné le maire de Gisors, Alexandre Rassaërt, à sa place.

© France 3 Normandie
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Le cas de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, lui aussi issu de LR, avait été automatiquement tranché lorsqu'il avait décidé de rejoindre le parti du président, La République en marche (LREM).

Il a estimé mardi soir sur CNews que "ce n'est jamais bon signe pour un parti quand il se met à exclure". Il accusait son ancienne formation de s'être "trahie elle-même. D’abord en soutenant jusqu’au bout François Fillon, "qui avait dit qu'il se retirerait s'il était mis en examen. Il s'est trahi une deuxième fois, quand au deuxième tour de l'élection présidentielle, pour la première fois dans l'histoire de la droite républicaine, notre parti a refusé de choisir entre Emmanuel Macron et les extrêmes. Il s'est trahi une troisième fois, quand au moment des législatives, il a décidé de changer de projet après en avoir défendu un autre quelques mois auparavant", a-t-il insisté. "Un parti qui s'est trahi trois fois, j'ai préféré le quitter".

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