Face au coronavirus, la réserve civique se met en route en Normandie

Les citoyens sont appelés à intégrer la réserve civique. Le principe, donner un peu de son temps pour aider bénévolement des personnes vulnérables et ainsi limiter l’impact social de la crise sanitaire. Il suffit de s’inscrire sur une plate-forme en ligne.

Pendant la période du confinement, les citoyens sont appelés à faire preuve de solidarité. Pour cela, tous ceux qui le désirent, peuvent proposer leurs services sur le site créé par le gouvernement : jeveuxaider.gouv.fr 

Quatre missions principales sont proposées : l’aide alimentaire pour les défavorisés ; la garde d’enfants de soignants ; maintenir un lien téléphonique, vidéo ou mail avec les personnes âgées isolées, malades, ou en situation de handicap et faire les courses de produits essentiels pour ces mêmes personnes.

Depuis le lancement de la plateforme en ligne en début de semaine, les propositions d’aides affluent en Normandie. Comme dans le Calvados, où 900 personnes font déjà partie de la réserve civique.

Le département avait dès la première semaine de confinement incité les habitants à se mobiliser. Parmi eux, Alexandra Martin-Marais, 18 ans. Confinée dans son appartement caennais, cette étudiante en BTS  comptabilité-gestion continue à suivre des cours sur internet. Elle n’a pas hésité une seconde avant de s’engager bénévolement sur son temps libre. La semaine dernière, la préfecture l’a sollicitée, avec huit autres bénévoles pour organiser la distribution de masques à des médecins. Depuis elle scrute les missions proposées sur internet :

« Mon temps libre mérite d’être utilisé intelligemment selon moi. C’est pourquoi je me suis inscrite. Aider les personnes dans le besoin, les personnes fragiles, vulnérables qui ne peuvent pas effectuer certaines tâches me parait important. »

Une plateforme utile pour les associations

Le site jeveuxaider.gouv.fr est aussi l’endroit où associations, CCAS ou collectivités postent leurs annonces de recherches de bénévoles.

A Livarot, dans le Calvados, par exemple, la compagnie de théâtre Couverture(s) est à l’arrêt avec le confinement. Mais elle a décidé de se lancer dans la confection de masques de protection en coton. Pour les fabriquer, l’association recherche quinze bénévoles. Neuf se sont déjà proposés. Mathilde Burucoa, la directrice artistique de la compagnie, explique :

« Nous avons besoin de quatre personnes pour coudre les masques de tissu. Et d’autres pour les récupérer, les laver et les distribuer aux commerçants ou entreprises de services à la personne », explique Mathilde Burucoa, la directrice artistique de la compagnie.

 
En Normandie, l’association Les petits frères des pauvres recense beaucoup de demandes de la part de ses bénéficiaires.

« Ce sont des personnes âgées, souvent isolées qui sont inquiètes par la situation sanitaire. Elles souhaitent qu’on leur fasse des courses, achètent des médicaments ou simplement faire sortir leur chien », précise Raymond Penhard, directeur régional des Petits frères des pauvres. La réserve civique est pour lui une bonne idée pour « éviter que les bonnes volontés ne se perdent ». Et sera donc d’une aide précieuse pour passer la crise.