Féminicide à Alençon : l'ex-compagnon déféré ce lundi à Caen

3 jours après la découverte du corps d'une jeune femme à son domicile d'Alençon, l'homme qui s'était presenté au commissariat le lendemain a été déféré à Caen. Le parquet a requis sa mise en examen pour assassinat et son placement en détention provisoire. Les faits sont d'une rare violence.

Illustration violences conjugales
Illustration violences conjugales © PHOTOPQR/LA MONTAGNE/MAXPPP

"Il y a eu utilisation d'un marteau et d'un couteau". La précision du procureur de la République de Caen, Amélie Cladière, laisse imaginer la violence de la scène.

Alors que les résultats de l'autopsie pratiquée ce lundi sont attendus, l'enquête se poursuit. Le suspect de 22 ans a reconnu les faits. Il s'agit bien de l'ex-compagnon de la victime, une jeune coiffeuse de 21 ans. Après s'être présenté samedi au commissariat, il a affirmé qu'il était en état d'ébriété au moment de faits. "C'est sa version", a souligné Mme Cladière.

Il avait déjà été violent avec la victime, mais aucune plainte n'avait été déposée

Selon les premiers éléments, le suspect avait déjà été violent avec la victime mais "ce sera à confirmer", a ajouté la magistrate. Il n'était quasiment pas connu des services de police, quelques incidents pendant sa minorité mis à part, selon le parquet.

 

C’est un couple qui n’apparaissait malheureusement pas sur les radars, malgré les signes avant-coureurs

François Coudert, procureur de la République d'Alençon

 

Le couple s’était séparé en mars 2020 après une relation de près de 4 ans. "Une rupture mal vécue par le mis en cause qui a avoué devant les forces de l’ordre des violences ponctuelles et diverses au cours de cette relation. C’est un couple qui n’apparaissait malheureusement pas sur les radars, malgré les signes avant-coureurs", précisait samedi François Coudert, procureur de la République d'Alençon.

Le parquet a "requis sa mise en examen pour assassinat et son placement en détention provisoire". Le jeune homme était alors en attente pour passer devant le juge d’instruction qui dira s’il suit ou non les réquisitions du parquet.

 

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