La Normandie restera-t-elle demain la première région industrielle ?

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Écrit par Franck Besnier et Aurélie Duplessi
Emission Dimanche en politique du 6 novembre 2022 ©France 3 Normandie

Alors que de nouvelles filières autour des énergies marines renouvelables ont permis d’amorcer un virage industriel avec la promesse de centaines de créations d’emplois à la clé, les menaces qui pèsent sur Compin, le fabricant de sièges ferroviaires à Evreux et sur l'entreprise Sidel à Lisieux, sont venus assombrir l’horizon. Quel avenir pour notre industrie régionale ? Réponse dans Dimanche en politique.

Tout d’abord, il y a l’annonce de la fermeture et de 110 emplois supprimés de l’entreprise Sidel à Lisieux. Sidel qui depuis plus d’un demi-siècle, fabrique des « machines-outils » qui permettent l’emballage de boissons et de produits alimentaires. Et puis, à Evreux, c’est la Société Compin, spécialisée dans la production de sièges pour les trains, les bus ou encore le métro qui projette de supprimer 55 emplois sur un effectif de 113 salariés. Des délocalisations de la production à l’étranger sont évoquées alors comment garder nos industries en Normandie ?

Pour en parler, Franck Besnier ouvrira le débat avec ses invités :

  • Jérémie Patrier-Leitus, Député Renaissance du Calvados et de la Circonscription de Lisieux où se trouve Sidel.
  • Philippe Brun, Député PS de l'Eure où Compin veut se séparer de la moitié de ses effectifs. 
  • Philippe Legueltel, correspondant en Normandie du journal Les Echos.
  • Antoine Dobrowolski, Directeur de la société Piercan, leader mondial dans la fabrication de gants pour l’industrie nucléaire et pharmaceutique qui emploie 150 personnes à Port-en-Bessin dans le Calvados. Il est également trésorier de la CCI Caen Normandie.

Les salariés de l’entreprise Sidel ne comprennent pas les annonces contradictoires de leur société : 110 salariés vont être licenciés alors que le carnet de commandes est rempli. Comment c’est possible ? De son côté, la direction annonce que le matériel est obsolète et que le coût de la main d’œuvre est trop élevé. C'est pourquoi, l'entreprise a un projet de délocalisation en Asie ou au Portugal.

Même constat pour l'entreprise Compin qui fabrique des sièges pour les transports en commun. L'entreprise a l’intention de se séparer de la moitié de ses salariés. Cette entreprise française qui pourtant fourni principalement des sièges pour la SNCF souhaite délocaliser sa production à l'étranger et notamment en Pologne. 

Quant à l’entreprise Piercan, le leader mondial des gants de sécurité a délocalisé sa production aux Etats-Unis.

Mais alors que faut-il faire pour consommer local malgré les contraintes des coûts financiers : le coût de la main d'œuvre mais aussi les coûts de l'énergie qui augmentent ?

Comment rendre nos usines plus respectueuses de l’environnement et moins polluantes ? Il y a des projets innovants en Normandie, comme le "Normand'Hy", cette grande usine d’hydrogène décarboné à Port-Jérôme. Ce site est annoncé comme un modèle de la protection écologique.

Malgré l'accident industriel de Lubrizol en 2019, la Normandie pourrait être dès demain, un exemple de ce qu’il faut faire en terme de transition écologique ?

La Normandie restera-t-elle demain la première région industrielle, est à découvrir ce dimanche à 11h30 sur France 3 Normandie et en replay sur la plateforme France.TV

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