Les bus cherbourgeois sensibilisent leurs usagers aux harcèlement de rue

Publié le Mis à jour le
Écrit par CM et MSJ

« Face au harcèlement n'attendons pas pour réagir ». C'est le slogan figurant sur des affiches apposées cette semaine dans le réseau de bus cherbourgeois, une campagne lancée en partenariat avec la Ville et d'autres partenaires contre le harcèlement de rue.

En 2018, huit femmes sur dix témoignaient avoir été victime de harcèlement. Ce type de comportement survient notamment dans les transports en commun. Ainsi, en Île-de-France, 100% des utilisatrices ont déjà été victimes de harcèlement sexiste ou d’agression. "Les femmes, je pense qu'elles se sont toutes déjà faites harcelées au moins une fois dans leur vie, que se soit par un sifflement ou autres. J'ai vécu en région parisienne, où ça m'est arrivé plusieurs fois notamment dans les transports en commun. A Cherbourg pour le moment, j'ai pas eu ce genre d'expérience", a confié à une de nos équipe Célemntine, dans un bus cherbourgeois. 



Le réseau de transport de la capitale du nord-Cotentin a pourtant décidé de prendre le problème à bras le corps en lançant cette semaine, avec la Ville et d'autres partenaires, une campagne d'affichage dans ses bus pour sensibiliser ses usagers. "L'objectif c'était vraiment de donner les clefs à tous nos voyageurs face à ce genre de comportement, qu'est ce que je peux faire pour que ça ne se produise pas et que ça s'arrête tout de suite", explique Romain Dandois,  responsable marketing et commercial du réseau Zéphyr.

 



Témoins, victimes ou agresseurs, la campagne de sensibilisation s'adresse à tous. Et suivant les cas, elle donne des conseils sur le comportement à adopter. Si la ville de Cherbourg n'est pas la plus touchée en matière de harcèlement, les comportements déplacés existent. Le centre d'information sur le droit des femmes a travaillé en partenariat sur ce projet. Pour sa directrice, Marie-Estelle Néhou, il faut être vigilant dès les premiers signaux. "C'est surtout là, à mon sens, de prévenir et d'arrêter de banaliser, ne serait-ce que siffler quelqu'un dans la rue, le regarder avec insistance sans avoir le consentement, ça, ça rentre déjà dans le harcèlement ."



D'autres projets sont à l'étude à Cherbourg pour lutter contre le harcèlement. La municipalité souhaiterait ainsi importer dans le Cotentin le système Angela, déjà lancé à Rouen et à Caen. Angela, c'est un nom de code que les femmes victimes de harcèlement et de comportements agressifs et sexistes peuvent utiliser pour solliciter, discrètement, de l'aide dans les bars participant à cette opération.



 

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