À Coutances, les demandes de débaptisation se multiplient

À Coutances, les demandes d'apostasie se multiplient depuis le début de l'année 2019.
À Coutances, les demandes d'apostasie se multiplient depuis le début de l'année 2019.

Depuis le début d'année, les demandes de débaptisation sont de plus en plus nombreuses au diocèse de Coutances. Mais une fois entré dans le royaume de dieu, ce n'est pas si facile d'en sortir.

Par Raphaëlle Besançon.

Habituellement, le diocèse de Coutances (Manche) reçoit une petite trentaine de demande de débaptisation chaque année. Il s'agit de personnes qui renoncent à leur baptême en demandant la suppression de leurs données personnelles des registres de la paroisse concernée. Cette démarche s'appelle également l'apostasie. Près d'un millier de personnes y ont recourt chaque année en France.

Depuis le début de l'année 2019, le diocèse a déjà enregistré vingt-trois demandes. "Les deux raisons qui reviennent essentiellement, ce sont toutes les questions autour de la pédocriminalité dans l'Église et il y avait aussi un arrière-fond pour certains, lié au mariage pour tous", observe le Père Thierry Anquetil, vicaire général du diocèse de Coutances et d’Avranches.

Reportage de Nicolas Dalaudier, Joël Hamard et Vincent Potel :

Pas si simple

La chancellerie du diocèse peut indiquer dans son registre que la personne a souhaité se faire débaptiser avec la mention "a renié son
baptême ".

Certaines personnes vont plus loin et demandent que leurs données personnelles soient effacées des registres. Ce fut le cas de René Lebouvier, ancien ouvrier boulanger, qui avait été devant la cour d'appel de Caen pour obtenir cet acte qui lui était refusé par le diocèse de Coutances.

"On ne pas nier l'état accordé à une personne à la suite du baptême", justifie Bénédicte Palluat de Besset, responsable communication du diocèse de Coutances et d’Avranches.


 

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