EPR de Flamanville: EDF devra réparer les soudures

Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire s’est exprimé ce jeudi 7 juin 2018. Il a estimé que c’est EDF qui devrait réparer les défauts de soudure sur le futur EPR de Flamanville. Un chantier qui représentera « a minima » plusieurs mois de travail.

L'EPR de Flamanville, le 2 février 2018.
L'EPR de Flamanville, le 2 février 2018. © source: AFP
Le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Pierre-Franck Chevet, a estimé, ce jeudi 7 juin, qu'EDF devrait réparer les défauts de soudure sur le future EPR de Flamanville, un chantier qui représentera « a minima » quelques mois de travail. « D'ores et déjà pour les défauts de soudure identifiés, il faut les réparer. J'ai le sentiment que sur ces défauts détectés - et je n'ai pas dit que c'était la fin de ce qu'on demanderait - rien que ça, ça doit être quelques mois de travail », a-t-il dit. « C'est à minima quelques mois de travail », a-t-il ajouté devant des députés de la commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires.


Rappel des faits:

Des défauts avaient été détectés fin mars sur des soudures de la tuyauterie du réacteur en construction à Flamanville, dont le démarrage est officiellement prévu à la fin de l'année.  Ils concernent les tuyauteries du circuit secondaire principal, qui relient le générateur de vapeur et la turbine qui produit l'électricité.

En inspectant le travail de ses sous-traitants, EDF s'était rendu compte que les soudures qui avaient été déclarées conformes présentaient en réalité des « écarts de qualité ». L'électricien a donc lancé des contrôles supplémentaires. « D'après les indications, il y a à peu près 35% des soudures qui ont des défauts», a estimé M. Chevet. « Il y en a pour quelques semaines ... avant qu'on puisse tracer un chemin ou pas sur la résolution de ce problème », a-t-il ajouté.




EDF avait aussi expliqué jeudi dernier qu'il faudrait encore quelques semaines d'échanges avec l'ASN pour tirer les conclusions de ce dossier - et avoir une idée précise des probables nouveaux retards et surcoûts. En attendant, le groupe avait évoqué un possible retard de « quelques mois » du démarrage du réacteur nucléaire, potentiellement jusqu'à l'été 2019.




Le président de l'ASN a par ailleurs rappelé qu'il existait un autre problème portant sur la qualité du matériau des soudures, qui avait déjà été annoncé. « Il reste le premier sujet, qui est compliqué parce que les caractéristiques mécaniques du matériau lui-même, même sans défaut, ne sont pas exactement à la hauteur attendue. Celui-là est nettement plus compliqué ».


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