Six candidats pour le quatrième parc éolien offshore de Normandie près de Barfleur

Dieppe, Fécamp, Courseulles et enfin Barfleur. La Normandie sera bientôt dotée de quatre parcs éoliens en mer. Le petit dernier, dans le Cotentin, doit entrer en service en 2028. Six candidats ont été présélectionnés. Chacun va devoir désormais affiner son offre. 

Photo d'illustration - Floatgen est la première et seule éolienne en mer installée au large du Croisic dans le futur parc éolien offshore qui verra le jour en 2022
Photo d'illustration - Floatgen est la première et seule éolienne en mer installée au large du Croisic dans le futur parc éolien offshore qui verra le jour en 2022 © Franck Dubray / Maxppp

Malgré l'opposition des pêcheurs, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et la ministre de la Mer Annick Girardin annonçaient en fin d'année dernière la création d'un parc éolien au large de Barfleur, le quatrième en Normandie après Dieppe, Fécamp et Courseulles-sur-Mer. Quatre mois plus tard, on connait les potentiels maîtres-d'oeuvre de ce projet. L'un d'entre eux sera définitivement retenu l'an prochain.

Le gouvernement français a annoncé ce lundi 26 avril avoir pré-sélectionné six candidats pour le futur parc d'éoliennes prévu au large du Cotentin : la société Eoliennes en Mer Manche Normandie
(EDF avec les canadiens Enbridge et CPPIB), l'espagnol Iberdrola, la coentreprise Ocean Winds (Engie avec le portugais EDPR), le groupe anglo-néerlandais Shell, le consortium franco-allemand Total-RWE et enfin le consortium formé par le suédois Vattenfall, l'allemand Wpd et la Banque des Territoires.

"Au regard de leurs capacités techniques et financières, le gouvernement a pré-sélectionné six candidats, qui sont admis à participer au dialogue concurrentiel", indique le ministère de la Transition écologique dans un communiqué. Cette seconde phase (le dialogue concurrentiel) a débuté ce lundi et vise "à réduire les coûts des projets et à sécuriser leur réalisation, en donnant la possibilité aux candidats d'améliorer leurs offres au cours de la procédure".

La France en retard

La désignation du lauréat est prévue pour 2022 en vue d'une mise en service du parc "envisagée" en 2028, indique le ministère. Ce parc d'une puissance d'environ 1.000 mégawatts (MW) ou 1 gigawatt (GW) sera le huitième en France et le quatrième en Normandie.

La France s'est fixé un objectif de capacité de production d'électricité renouvelable en mer à 2,4 gigawatts (GW) en 2023 et entre 5,2 GW et 6,2 GW en 2028. Mais le pays a pris beaucoup de retard et aucun parc en mer n'est encore en activité. Le premier à démarrer devrait être celui au large de Saint-Nazaire en 2022.

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