Normandie : automobilistes, attention aux animaux sauvages sur la route !

© Philippe Clément / Belpress / maxppp
© Philippe Clément / Belpress / maxppp

A l'automne, les traversées d'animaux sauvages sur les routes sont particulièrement fréquentes. La préfecture de l'Orne appelle à la vigilance et recommande aux automobilistes de réduire leur vitesse.  

Par Aurélie Misery

Selon l’ONF (Office national des forêts), c’est surtout en fin de journée ou de nuit que le risque de croiser des cervidés ou des sangliers est le plus élevé. "C’est le moment où les animaux quittent leurs lieux de cantonnement pour rejoindre ceux où ils s’alimentent".

Le risque de collision avec un animal sauvage s’amplifie aussi :
– durant la saison froide,
– lors de l’ouverture de la chasse alors que les déplacements des animaux augmentent,
– près des bois ou des forêts

A noter également que les sangliers et les cervidés se déplacent rarement seuls, le premier animal aperçu est souvent accompagnés de nombreux autres.


La Préfecture de l'Orne appelle à la vigilance. 

 


Et en cas d'accident ? 

Il convient d'alerter les forces de l’ordre, la fédération de chasse et le maire de la commune.

Les autorités sauront comment agir : selon les cas, transporter l’animal dans un centre de sauvegarde de la faune sauvage, voire une société d’équarrissage, le faire abattre, autoriser le conducteur à emporter le gibier…

Le grand gibier tué accidentellement et en tout temps à la suite d’une collision avec un véhicule automobile peut être transporté sous réserve que le conducteur en ait préalablement prévenu les services de la gendarmerie nationale ou de la police nationale. (article L 424-9 du Code de l’environnement)

En cas d'accidents corporels causés par des animaux sauvages, la victime peut se tourner vers le fond de garantie des assurances obligatoires (FGAO).

L'an dernier, 660 collisions avec des animaux ont donné lieu à une demande d'indemnistation. 

Sur le même sujet

Les + Lus