Blocage à la prison de Condé-sur-Sarthe, un an après l'agression terroriste de deux surveillants

Depuis 6 h ce matin, une cinquantaine de surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) bloque symboliquement l'entrée de l'établissement pénitentiaire pour marquer l’anniversaire de l’attentat perpétré le 5 mars 2019 par Michaël Chiolo. 
 

© Pierre-Marie Puaud / France Télévisions
Un an jour pour jour après l'attentat, une cinquantaine de surveillants a bloqué le centre de détention de Condé-sur-Sarthe près d'Alençon, depuis 6 heures ce matin, en solidarité avec leurs deux collègues, Yannick et Olivier, deux gardiens agressés par arme blanche, dont l'un grièvement blessé, dans l'exercice de leurs fonctions. 
 
© Pierre-Marie Puaud / France Télévisions


En mai dernier, Michaël Chiolo a été mis en examen pour tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, et association de malfaiteurs terroriste criminelle en récidive légale.

Au moment des faits, Michaël Chiolo purgait une peine de trente ans de réclusion pour meurtre. 
 
Actuellement, Michaêl Chiolo n'a pas été jugé pour cet attentat et a été transféré dans une prison du Nord. 

De leur côté, toujours très marqués par cette attaque, les deux surveillants n'ont toujours pas repris le travail. "Physiquement cela va, mais psychologiquement, ils ne sont pas en état", selon leurs collègues interviewés sur place. 

Une situation relativement apaisée 

Depuis un an, le centre de détention de Condé-sur-Sarthe n'a pas connu d'incidents graves. Selon le représentant FO, "la situation est aujourd'hui relativement apaisée". Notamment grâce à la mise en place de mesures, telles que la palpation des visiteurs. 

Cela dit, les surveillants ont appris le départ de l'actuel directeur, qui sera remplacé le 1er avril. 

Les surveillants redoutent que l'administration revienne sur les améliorations en terme de sécurité : "les acquis doivent rester des acquis", résume le représentant FO. 

 
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