Journée des droits des femmes : une garde exclusivement féminine chez les sapeurs-pompiers de l’Orne

Afin de marquer les esprits en ce dimanche 8 mars, journée internationale des droits des femmes, les sapeurs-pompiers du centre de secours de Flers dans l’Orne ont organisé une garde 100% féminine.
 

Sept femmes ont assuré la garde du centre de secours de Flers dans l'Orne, dimanche.
Sept femmes ont assuré la garde du centre de secours de Flers dans l'Orne, dimanche. © Amandine Pinault / FTV
C’est une journée un peu particulière à laquelle ont pu assister quelques curieux dans l’enceinte du centre de secours des sapeurs-pompiers de Flers, dimanche. A l’occasion de la journée des droits des femmes, la caserne ouvrait en effet ses portes. Au programme, entre autres, une visite des lieux, un atelier des gestes qui sauvent, un parcours du P’tit pompier.

Mais aussi, une vente de gâteaux et de t-shirts dont les bénéfices seront reversés à la Ligue contre le cancer du sein. Une initiative un peu particulière accompagnée d’une autre qui détonne. En effet, les sapeurs-pompiers assurant la garde étaient toutes des femmes. Une "première symbolique pour les organisatrices".
Le bénéfice de la vente des t-shirts sera reversé à la Ligue contre le cancer du sein.
Le bénéfice de la vente des t-shirts sera reversé à la Ligue contre le cancer du sein. © Amandine Pinault / FTV

"J’ai eu l’idée d’organiser cette journée sur internet ça se faisait dans d'autres endroits. J'ai ensuite sondé les féminines du centre de secours pour savoir si ça pouvait les intéresser et elles ont dit oui. Le chef de centre a tout de suite accepté. L’idée était de montrer que nous aussi en tant que femmes nous avons les mêmes compétences et capacités que nos collègues masculins", relate l’instigatrice de l’initiative, Amandine Lecrosnier.
 

Peu de femmes pompiers professionnels


Cette dernière, est du haut de ses 27 ans, la première et seule femme pompière professionnelle de la caserne. Elle était sur le pont avec six autres collègues sapeurs-pompiers volontaires. Parmi elles, Elodie Chorin, infirmière, "On sent que l’événement a marqué les esprits. Certains ont adhéré, d’autres un peu moins parce que c’est un peu inhabituel. Ils n’étaient pas contre, ils pouvaient penser à un brancardage difficile, des interventions qui font que physiquement les femmes pourraient avoir plus de difficultés. Mais bon aujourd’hui, on fait du sport comme eux. On gère plein de trucs dans la vie quotidienne et chez les pompiers, on peut aussi gérer plein de choses. C’était une manière de marquer le coup et aussi peut-être de leur montrer qu’on est capable", appuie-t-elle.

Si les femmes sont de plus en plus nombreuses à rejoindre les sapeurs-pompiers rares sont celles qui en font leur métier principal. Dans l'Orne, ils sont 95 pompiers professionels pour seulement quatre femmes. "C'est encore trop peu. A Flers, il y a 70 pompiers dont 13 femmes si on mèle les pros et les volontaires. Au niveau des sapeur pompiers volontaires elles ne manquent pas. Mais c'est vrai que si nous étions plus nombreuses à montrer que nous pouvons en faire notre métier et pas seulement une activité à côté de notre travail ça aurait évidemment un impact sur le regard des hommes. J'espère que les futurs recrutement vont nous apporter ça," conclut Amandine Lecrosnier.  
 
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