Il avait loué son gîte pour un mariage de 150 personnes en plein couvre-feu : le gérant face à la Justice

Le 15 décembre, un mariage rassemblant plus de 150 convives s'est tenu clandestinement au domaine de l'Orangerie du Bois, près de Vimoutiers, dans l'Orne. Le gérant est poursuivi en Justice pour mise en danger de la vie d'autrui. Il doit être entendu ce mardi 20 avril par le tribunal d'Argentan.

Il avait loué son gîte pour un mariage de 150 personnes en plein couvre-feu : le gérant convoqué au tribunal d'argentan (photo d'illustration)
Il avait loué son gîte pour un mariage de 150 personnes en plein couvre-feu : le gérant convoqué au tribunal d'argentan (photo d'illustration) © PHOTOPQR/LE PARISIEN/Matthieu de Martignac

Le 15 décembre 2020, jour du second déconfinement, un grand mariage est organisé dans un gîte, situé dans le petit village d'Avernes-Saint-Gourgon, dans l'Orne. Environ 150 invités sont massés dans la salle de réception. 27 d'entre eux seront verbalisés pour non-respect du couvre-feu. 

Ce mardi 20 avril 2021, le gérant du gîte loué pour ce mariage est convoqué devant le tribunal d’Argentan. Il est poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui et ouverture irrégulière d’un établissement recevant du public, en état d’urgence sanitaire.

"On me traite et me regarde comme le pire des criminels" nous avait-il expliqué après sa garde à vue, le 17 décembre dernier. Il venait d'apprendre qu'il ferait l'objet de poursuites pour exercice illégal de la profession et mise en danger de la vie d'autrui.  "Clairement, je savais bien que je risquais des poursuites, mais je n'avais plus le choix. Soit j'organisais ce mariage, soit je ne mangeais plus, et je crevais. Côté trésorerie, on a tout écoulé, on est dans le rouge."

Il avait loué son gîte pour un mariage de 150 personnes en plein couvre-feu : le gérant devant le tribunal d'Argentan
Il avait loué son gîte pour un mariage de 150 personnes en plein couvre-feu : le gérant devant le tribunal d'Argentan © France 3 Normandie

Malgré le confinement, le quinquagénaire dit avoir continué à recevoir des demandes de location pour son domaine et les avoir toutes déclinées, sauf une. 

Il risque jusqu'à un an d'emprisonnement et 15000 euros d'amende. Le délibéré est attendu le 18 mai.

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