Orne : François Bidard, cycliste professionnel et agriculteur

Avant de partir à l'entraînement, il n'est pas rare que François Bidard vienne donner un coup de main dans la salle de traite de la ferme familiale à Lonlay-l'Abbaye. / © France 3 Normandie
Avant de partir à l'entraînement, il n'est pas rare que François Bidard vienne donner un coup de main dans la salle de traite de la ferme familiale à Lonlay-l'Abbaye. / © France 3 Normandie

Quand le calendrier cycliste international le lui permet, François Bidard se ressource chez lui, à Lonlay-l'Abbaye. Il ne sort s'entraîner qu'après la traite des vaches, dans la ferme familiale. Cette vie enseigne au coureur de l'équipe AG2R-La Mondiale l'humilité, et la combativité.

Par Pierre-Marie Puaud

Ce n'est certes pas le coureur français le plus populaire. Il faut dire que François Bidard est du genre discret. Au sein de sa formation AG2R-La Mondiale, il est un équipier modèle, un porteur d'eau aussi obscur pour le grand public que précieux pour son leader Romain Bardet, surtout quand la route s'élève. Le Normand a quelques aptitudes dans les cols. C'est ce qui lui a permis de prendre la 37e place du dernier Giro, le tour d'Italie. "La première année, j'ai fait la Vuelta. J'ai fait deux tours d'Italie. Le Tour de France, c'est j'espère pour bientôt".
 
François Bidard (photographié ici dans un contre-la-montre le 22 mai 2018) a pris la 37e place du Giro / © Pierre Teyssot / Maxppp
François Bidard (photographié ici dans un contre-la-montre le 22 mai 2018) a pris la 37e place du Giro / © Pierre Teyssot / Maxppp


François Bidard est passé professionnel en 2016. À 26 ans, on loue sa loyauté, sa persévérance. Et c'est peut-être son rapport à la terre, son enfance à Lonlay-l'Abbaye qui lui ont forgé un caractère : "Mes parents à la ferme, ce n'était pas tous les jours facile. J'ai vu mes parents en difficulté. mais il fait tenir  Et je sais que quand il faut y aller, il faut y aller. Dans le vélo, c'est pareil. Il pleut, il y a 200 km à faire. Mais ça fait partie du travail. Il faut le faire".

Reportage de Florent Turpin et Guillaume Le Gouic. Montage de François Hauville.
 

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