Philippe Martinez attendu ce mercredi au Havre

© France 3 Le Havre-Baie de Seine
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La venue ce 31 août 2016 du secrétaire général de la CGT sera-t-elle suivie d'une nouvelle série d'actions contre la loi Travail ? C'est ce que craignent les entreprises portuaires du Havre.

Par Richard Plumet

Une rentrée syndicale

Sa dernière visite havraise, en février, est encore dans les mémoires des dockers. Ce 31 août, c'est dans un autre contexte que Philippe Martinez est de retour Porte Océane : celui de l'assemblée générale de l'union départementale du syndicat CGT de la CGT de la Seine-Maritime.

La reprise des manifestations ?

Le blocage des entrées du Havre le mardi 17 mai 2016 parti pour durer ? / © Mickaël GOAVEC / France 3 Le Havre-Baie de Seine Alors que la CGT du Havre, après une pause estivale, reprenait samedi dernier les actions contre la loi Travail en organisant une distribution de tracts et une opération péage gratuit au pont de Normandie, les militants réunis à cette AG vont aujourd'hui inévitablement débattre de la suite à donner au mouvement contre la modification du code du travail.

Surtout après avoir fait du Havre ces derniers mois "la capitale de la lutte contre la loi Travail".
Et surtout au lendemain de la démission du ministre Emmanuel Macron…

L'économie havraise pénalisée ?

Du côté des entreprises havraises (et notamment celles du secteur maritime et portuaires), la perspective d'une rentrée sociale émaillée de manifestations, de grèves et de blocages, comme durant plusieurs semaines en avril, mai et juin, ne passe pas.

Dans un entretien accordé la semaine dernière à nos confrères du quotidien régional Paris-Normandie, le président de l'Union Maritime et Portuaire du Havre s'inquiétait des désastreuses et "catastrophiques" conséquences économiques pour l'agglomération havraise de la répétition des conflits sociaux.

Michel Segain allant même jusqu'à mettre en garde la CGT :

 Si Philippe Martinez se déplace au Havre pour faire un tour d’horizon avec ses adhérents, pourquoi pas.

Mais s’il vient pour activer de nouveaux mouvements comme ces derniers mois, c’est non !

Nous ne voulons plus revivre les blocages routiers, les entraves à la liberté du travail.

Nous disons non aux injures faites aux hommes et aux femmes qui désiraient tout simplement prendre leur poste de travail." 

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