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La pêche au bar de nouveau autorisée par L'Europe : un bar par jour et par pêcheur

Photo d'illustration / © Maxppp / FRANCOIS DESTOC
Photo d'illustration / © Maxppp / FRANCOIS DESTOC

L'interdiction de la pêche au bar sauvage au nord du 48 ème parallèle avait suscité la colère des pêcheurs amateurs de la Manche. L'Europe assouplit enfin les règles en vigueur le lundi 1 er octobre. Notre reportage à Diélette, dans la Manche. 

Par Stéphanie Potay

Le conflit durait depuis janvier. L'accord du Conseil de l’Union européenne sur les quotas de pêche 2018 sur le bar ne faisait pas l’unanimité. La pêche au bar sauvage était interdite au nord du 48 ème parallèle –qui inclut la Manche - pour les amateurs. Selon le Conseil Européen, ce sont 3 000 tonnes de bar qui sont pêchées chaque année par la pêche de loisirs. 

Il y a deux semaines, le Conseil a revu sa copie.

" L'accord sur la pêche récréative a été validé, il est actif à compter du 1er octobre: un bar par pêcheur et par jour. On est satisfait même si on aurait pu profiter de l'été. On souhaiterait que la législation évolue au printemps, qu'on passe à des quotas mensuels et pas seulement journaliers" Jean Le Pigouchet, Président du Comité Départemental de Pêche Maritime de Loisirs de la Manche



Grosse mobilisation, intense lobbying

La mesure avait suscité un vent de fronde chez les pêcheurs récréatifs. "Touche pas à mon poisson", "Lâche moi la raie", "Laissez nous aller au bar", scandaient les 1500 manifestants rassemblés dans les rues de Cherbourg le 7 avril dernier. Deux mois plus tôt, ils étaient venus des trois départements côtiers de la région exprimer leur colère au pied du pont de Normandie. 

"  Au sud de la "frontière" du 48 e parrallèle, la pêhe est  encore autorisée à raison de trois bars par jour. On ne comprend toujours pas" 

 Le texte du Conseil de l'Europe  mentionne une amélioration des stocks. "Grâce aux mesures garantissant la reconstitution du stock, la biomasse devrait augmenter en 2018. L’avis du CIEM (Conseil international pour l’exploration de la mer) indique également une baisse de la mortalité due à la pêche récréative et un taux de survie à la pratique du pêcher-relâcher (taux de mortalité par pêche de 5 %) supérieur par rapport aux estimations antérieures (15 %)." Compte tenu de cette situation, la commission estime qu'"il y a lieu de modifier le règlement en conséquence".

Les élus normands ont beaucoup oeuvré pour faire évoluer le texte. 

Le reportage de Sylvain Rouil et Laïla Agorram
 

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