Une société privée vient de créer son premier centre de soin au Havre

L'objectif de Sagéo est de lutter contre les déserts médicaux en ouvrant des centres privés où les professionnels de santé trouvent tout le nécessaire à leur activité. L'entreprise a choisi le Havre pour tester son concept. 

Dès son ouverture, le pôle de santé du Havre a trouvé sa patientèle.
Dès son ouverture, le pôle de santé du Havre a trouvé sa patientèle. © France Télévisions
Le manque de médecins est régulièrement déploré par les responsables politiques de Normandie. Cette désertification touche aussi bien le milieu rural qu'urbain. Au Havre, un centre de soins nouvelle génération vient d'ouvrir et il est déjà pris d'assaut par les patients. On estime que 18000 havrais n'auraient pas ou plus de médecin traitant. 
 Le pôle de santé comprend un médecin généraliste, un ophtalmologue, une sage-femme et un kinésithérapeute. 

"C'est beaucoup de simplicité dans l'exercice de la profession. Ce sont des tâches administratives en moins, pas d'entretien du cabinet, pas de problème d'organisation du travail. On arrive, on travaille"

Pierre Monelo, médecin généraliste (dont 28 ans en libéral)

Ce centre privé est porté par la société Sagéo. C'est son tout premier en France. Elle compte en ouvrir une trentaine dans l'hexagone.

"Initialement, le projet du Havre comportait un dentiste. La ville nous a dit qu'elle avait déjà beaucoup de dentistes. On l'a donc retiré pour mettre une autre activité. C'est vraiment un échange avec les collectivités pour compléter l'offre médicale et ne surtout pas aller en concurrence."

Nicolas Boudeville, président de Sagéo services

Au Havre, un pôle de santé privé pour lutter contre le manque de médecins ©France 3 Normandie
Les centres de soin privés se multiplient en France, surfant sur le manque de professionnels de santé. Leur sont parfois reprochés des abus, notamment sur des soins inutiles. L'association regroupant les professionnels de santé havrais se veut vigilante. 

"Quand je fais un bon examen et que je fais un bon diagnostic d'entorse, cela coûte 25 euros. Si je suis obligé de faire une IRM à chaque fois, ça passe à 400 euros. Ce qui n'a pas de sens. Il faut faire attention aux deniers publics"

Matthieu Blondet, président de Sextant 76

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