Home-jacking : huit personnes mises en examen pour le vol de 21 voitures

La bande démantelée agissait dans l'agglomération rouennaise. Elle subtilisait les clés des véhicules au domicile de leur propriétaire.

Il est 6h du matin le 6 juillet 2015 lorsque policiers et gendarmes interpellent neuf individus et perquisitionnent leur domicile. Les neuf personnes, dont huit sont mineures, sont soupçonnées de vols en bande organisée : elles auraient volé 21 voitures au cours de « home-jackings ». Cette pratique consiste à voler des voitures rapidement en pénétrant au domicile de leur propriétaire pour subtiliser les clés de leur véhicule, souvent rangées dans l’entrée. Les malfaiteurs repartent alors au volant des automobiles volés.

Huit personnes sur les neuf interpellées ont été mises en examen et présentées au juge d’instruction. L’un d’entre eux a été écroué ; les sept autres ont été placés sous contrôle judiciaire assorti d'une obligation d’éloignement.

Une pratique de plus en plus courante


L’enquête a démarré fin mai 2015, lorsque que policiers et gendarmes ont constaté l’augmentation des home-jackings dans l’agglomération rouennaise. Le parquet a alors saisi la brigade de répression des cambriolages de la sûreté départementale de Rouen et la brigade des recherches de la compagnie de gendarmerie de Rouen. Les faits, commis à la fois dans la circonscription de Rouen et dans son agglomération, ont justifié une action commune de la police et de la gendarmerie.

 

Dix-huit voitures ont été rendues à leur propriétaire sur les 21 volées. Les truands ne revendaient qu’une faible partie de leur butin : les véhicules leur servaient à commettre d’autres méfaits. Le home-jacking et sa variante, le car-jacking, qui consiste à éjecter violemment des conducteurs de leur automobile, sont de plus en plus en plus courants aujourd’hui. Les systèmes de sécurités des véhicules, toujours plus perfectionnés, rendent le vol des clés quasi-obligatoire pour s’emparer d’une voiture récente.

Une bande commettant des faits similaires avait été démantelée en avril 2015 à Rouen : 22 personnes avaient été mises en examen et 12 d’entre elles avaient été incarcérées.