Cet article date de plus de 4 ans

Des interpellations à Rouen après des affrontements entre jeunes et policiers

Après un premier choc avec les CRS devant la préfecture de Rouen (à la fin de la manifestation contre la réforme du code du travail), un groupe de jeunes a commis des violences dans les rues du centre ville

© Christophe VILMER / France 3

Dégradations et comportements violents

Après un premier face à face vers 13h devant la préfecture de Région, où les CRS ont fait usage de gaz lacrymogène, un groupe de jeunes s'est déplacé vers l'hôtel de ville de Rouen. Sur le parvis de la mairie, vers 14h, au pied de la statue de Napoléon, un campement (ressemblant à celui installé en 2014 par les "zadistes" de la ferme des Bouillons devant le palais de justice) était en cours de montage.




 

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Après des sommations d'usage pour exiger le départ des manifestants, les CRS ont été la cible de jets de projectiles. Ils ont ensuite chargé et dispersé les manifestants dont sept ont été interpellés et conduits à l'hôtel de police pour y être placés en garde à vue. Six pour jet de projectiles sur agent dépositaire de l'autorité publique, un pour avoir recouvert d'inscriptions à la peinture le socle et la statue de Napoléon située place de l'hôtel de ville.





Traversée de la ville

Rendus furieux par ces arrestations, des jeunes ont descendu la rue de la République, y édifiant une petite barricade avec des poubelles et y mettant le feu. Un début d'incendie qui a été éteint rapidement par les Sapeurs-Pompiers.




 

De l'hôtel de police au centre St Sever

Poursuivant leur chemin en direction de la rive gauche, vers l'hôtel de police, dans le but de réclamer la libération de leurs camarades, environ 200 jeunes perturbateurs (dont beaucoup avaient le visage caché par un foulard ou une écharpe) sont arrivés rue Brisout de Barneville. Face à un cordon de policiers qui bloquaient le passage, une voiture a été mise en travers de la chaussée.
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Repoussé par les policiers, le groupe de jeunes s'est alors dirigé, une rue plus loin, vers le centre commercial Saint-Sever où beaucoup de  boutiques ont été fermées en urgence afin de protéger les clients pendant le passage du groupe.

Pour la troisième fois en moins d'un mois, le local rouennais du PS a été la cible de manifestants. La vitrine de la permanence a été entièrement recouverte de peinture et des affiches y ont été collées...






A la suite des affrontements avec les forces de l'ordre, un jeune a été blessé et pris en charge par les Sapeurs-Pompiers et conduit au CHU. 

Ce jeudi, en fin d'après midi, un appel à rassemblement a été publié par plusieurs syndicats afin de manifester contre les violences policières demain (vendredi 1er avril) devant le palais de justice de Rouen.
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