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La bataille du rail normand sur la scène politique

 A gauche : Nicolas Mayer-Rossignol, ancien président-PS- du conseil régional de Haute-Normandie et à droite : Jean_Baptiste Gastinne, actuel vice président -LR- du conseil régional de Normandie, en charge des Transports / © Archives France 3 Normandie (photomontage : R. Plumet)
A gauche : Nicolas Mayer-Rossignol, ancien président-PS- du conseil régional de Haute-Normandie et à droite : Jean_Baptiste Gastinne, actuel vice président -LR- du conseil régional de Normandie, en charge des Transports / © Archives France 3 Normandie (photomontage : R. Plumet)

Les trains normands au coeur d'une nouvelle bataille politique. Entre l'ex-président socialiste de région et l'actuel vice-président en charge des transports, le torchon brûle par communiqués interposés. En cause : des gros travaux engagés sur les lignes SNCF en pleine armada.    

Par Catherine Lecompte

La polémique a commencé il y a quelques jours lorsque Patrick Herr, le président de l'Armada 2019, a exprimé publiquement sa colère contre les horaires décalés et les trajets rallongés sur les lignes SNCF normandes et notamment sur le Rouen-Paris, pendant la période de l'Armada.
Jusqu'à 3h39 pour un trajet entre Rouen et Paris en train, en plein week end pendant la période de sensible et des trains remplacés par quelques bus après les concerts pour retourner à Paris, ces nouveaux horaires font bondir nombre de voyageurs et de décideurs économiques. 
 


En réalité, ils sont le résultat de grands travaux qui vont être engagés sur cette ligne, des travaux programmés depuis longtemps dans le cadre de la réalisation d'Eole, le prolongement du RER E vers l'Ouest sur 55 kilomètres. 
Dans ce cadre, des voies nouvelles seront créées et d'autres voies rénovées, avec des nouvelles gares et d'autres réaménagées. 

En attendant, ces travaux seront fortement impactants sur le trafic SNCF et ils provoquent la colère des usagers et surtout celles des hommes politiques régionaux qui le dénoncent, notamment sur les réseaux sociaux . 

Furieux, Nicolas Mayer Rossignol, l'ex-président socialiste de la région Normandie, s'est ainsi indigné et a appellé à signer une pétition de protestation.  

Une offensive accompagnée d'un communiqué plus officiel dans lequel il fustige la région et lui réclame de "reporter ces travaux ". 
  
En voici un extrait : 

Messieurs les Présidents, de quel péché sommes-nous, Rouennais, coupables pour mériter une telle punition ? Et je ne vous parle pas des dégâts infligés aux autres grandes manifestations normandes qui se tiendront à la même période, comme la Coupe du monde féminine de football au Havre. Quelle honte ! Il y a pourtant une solution simple : reportez les travaux de quelques jours. Engagez-les fin juin, après l’Armada. Cela ne changera rien, ou si peu, à leur exécution. Cela changera tout pour Rouen.


Une réponse cinglante de la Région 


En réponse, Jean-Baptiste Gastinne, le vice-président de la région en charge des transports, s'est empressé, par communiqué officiel, de lui expliquer les raisons qui ont conduit à cette situation.  

Les faits les voici :

Fait n°1 : Des travaux lourds sont programmés sur les lignes empruntés par les trains normands en Ile de France dans le cadre de la réalisation d’Eole. Ces travaux très importants sont programmés de longue date et les voyageurs normands les attendent avec impatience pour atténuer les effets du « bouchon mantois » et ainsi permettre une meilleure ponctualité. Ces travaux sont impossible à décaler car ils s’insèrent dans les importants trafics normands et franciliens. Quiconque connaît un peu les questions ferroviaires le sait parfaitement ;

Fait n°2 : La Région Normandie, qui ne pilote pas les trains Incercités,  a demandé depuis plusieurs semaines à la SNCF un travail pour permettre malgré tout quelques trajets estimés entre 1H30 et 2H00, notamment le week-end. Les horaires seront connus prochainement ;

Fait n°3 : Les trains du soir sont peu utilisés par les visiteurs. La foule est telle que, devant la crainte de manquer leur train, peu de spectateurs des concerts choisissent le chemin de fer. Celles et ceux qui fréquentent l’Armada en sont conscients !

Fait n°5 : La Région a développé pour cette édition une offre quotidienne de bus particulièrement importante à destination des villes de Normandie. Cette nouveauté était très attendue par les visiteurs de l’Armada.
 


En appui, la Région en a profité également pour rappeler, sur le réseaux sociaux, les efforts consentis par la Normandie, pour une offre de transports ferroviaires plus accessibles durant cette période de festivités.  

 



 

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