Boos : grève à l'entreprise Sumpar, le sous-traitant aéronautique menacé de 48 licenciements

Une mobilisation a été organisée, ce vendredi 15 janvier, devant l'entreprise Sumpar, à Boos (Seine-Maritime). Quarante-huit emplois de ce sous-traitant aéronautique sont menacés par un plan de licenciement.

Des salariés et des soutiens syndicaux devant l'entreprise Sumpar, à Boos (Seine-Maritime), menacée de 48 licenciements, ce vendredi 15 janvier.
Des salariés et des soutiens syndicaux devant l'entreprise Sumpar, à Boos (Seine-Maritime), menacée de 48 licenciements, ce vendredi 15 janvier. © Stéphane L'hote/FTV

Les sociétés Ingeliance et Akka, près du Havre, avait déjà fait les frais du Covid-19. C'est au tour d'un autre sous-traitant de Safran, cette fois-ci près de Rouen, d'être en difficulté économique. L'entreprise Sumpar, à Boos, est inquiétée par un plan de licenciements. En tout, 48 postes sont menacés.

Une grève a été organisée ce vendredi 15 janvier, devant l'entreprise spécialisée dans les pièces et les sous-ensembles aéronautiques. Des employés, des syndiqués du secteur... Une trentaine de personnes étaient présentes tôt dans la matinée. Au même moment, certains salariés passaient leur entretien préalable au licenciement.

Il s'agit, pour beaucoup de postes, de personnes syndiquées. Une discrimination que regrette Yann Weyrig, délégué syndical CGT : "Je n'ai pas travaillé depuis le mois de mai. Je suis en chômage partiel. Mon collègue travaille toujours. Je trouve qu'il y a un peu d'injustice. Il ne faut pas confondre le travail et la personne syndiquée."

Le secteur touché par le Covid-19

Présent dans l'assemblée, Frantz Richard travaille à Sumpar depuis 31 ans. Lui aussi est au chômage partiel : "Tous les mois depuis 5 mois, je perds entre 700 et 800 euros. Je suis en dessous du SMIC."

Trente-neuf salariés ont déjà reçu leur lettre de licenciement, dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), signé la semaine dernière. La direction avant le Covid-19 pour justifier la baisse d'activité de l'entreprise.

"Je veux bien entendre qu'il y a des difficultés économiques. Mais il y avait d'autres moyens, via l'Etat, qui auraient pû être mis en œuvre pour sauver les emplois", ne décolère pas Michel Lecourt, autre délégué syndical CGT.

Le secteur de l'aéronautique subit de plein fouet les conséquences des vagues de coronavirus en Europe. Par exemple, Lufthansa, la première compagnie européenne, avait annoncé en novembre dernier des pertes de 1,26 milliard d'euros au troisième trimestre.

A Boos, l'entreprise Sumpar menacée par un plan de licenciement.

 

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