Cinq conseils pour éliminer la pollution de son potager après l'incendie de Lubrizol à Rouen

Image d'illustration. / © Pexel
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Jean-Paul Thorez, agronome et conférencier en jardinage bio dévoile les bonnes pratiques à réaliser cet hiver pour avoir un jardin tout propre au printemps

Par Marc Moiroud-Musillo

 
Si les autorités ont pris dès le 26 septembre 2019, des mesures pour les exploitations agricoles professionnelles afin de limiter les risques de consommation de produits alimentaires potentiellement contaminés par la pollution chimique liée à l'incendie de Lubrizol Rouen, aucune recommandation n'a été diffusée concernant les potagers des particuliers.

Si le bon sens a poussé de nombreux jardiniers amateurs à ne pas consommer leur production, il est bon de profiter de la période hivernale pour limiter au maximum la pollution dans son jardin. 

Voici les cinq conseils faciles à mettre en oeuvre de notre expert Jean-Paul Thorez, agronome et conférencier en jardinage bio.

1 - Nourrir le sol


Apporter du compost et du fumier va activer l'activité biologique du sol. Ils contribuent à la stabilisation et à la biodégradation des polluants.
Rouen : 5 conseils pour limiter la pollution de Lubrizol au potager
Jean-Paul Thorez, agronome et conférencier en jardinage bio dévoile les bonnes pratiques à réaliser cet hiver pour avoir un jardin tout propre au printemps 2020. - Rédaction web - M. Moiroud-Musillo / O. Couvreur
 

2 - Que faire de son compost et des feuilles mortes ?


Le contenu du composteur n'a probablement pas été touché par l'épisode de pollution. Il faut donc garder ce compost. 
Pour les feuilles mortes et tontes de gazon qui peuvent porter des traces de pollution, mieux vaut les laisser sur place. La nature les éliminera durant l'hiver. Ce sont en général des zones sans grand risque.
Image d'illustration / © Pexel
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3 - Que faire des fruits et légumes d'automne ?


Les légumes d'hiver (mâche, choux, épinards, persil...) étaient bien formés lors de l'incendie du 26 septembre. Mieux vaut ne pas les consommer. En revanche, pour les légumes en terre comme les carottes ou les pommes de terre, ils sont consommables car pas en contact direct avec l'air.
Les plantes vivaces comme les arbustes et les fraisiers ne produiront qu'au printemps, soit bien après l'accident industriel. Il faut les laisser en place. Leur production sera consommable dans quelques mois. 
Image d'illustration. / © Pexel
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4 - Vidanger et laver les citernes d'arrosage


Les systèmes de récupération d'eau de pluie peuvent contenir des polluants dilués dans l'eau lors de son passage sur les toits et terrasses. Il est préférable de les vider (mais pas dans le potager !) et de les laver si possible. Ils se rempliront avec de l'eau propre durant l'hiver.
Images d'illustration. / © Pexel
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5 - Planter des engrais verts et faire un amendement de calcaire


La technique est très utilisée en agriculture biologique. Il s'agit de planter de la moutarde, de la phacélie ou de la vesce. Ces plantes vont contribuer à nettoyer le sol. Apporter un amendement calcaire (granulés disponibles dans le commerce) va permettre de neutraliser l'acidité de certains sols. Or l'acidité contribue à l'absorption des polluants par les plantes. 

L'association "Le champ des Possibles Rouen" organise une conférence sur ce thème à l'Atrium de Rouen. Retrouvez ces conseils plus en détails et d'autres solutions dans le live ci-dessous : 

 

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