Rouen : le Préfet au chevet des agriculteurs touchés par l'incendie de Lubrizol

Pierre-André Durand s'est rendu sur une exploitation de Quincampoix. Il souhaite rassurer les consommateurs sur la qualité des productions agricoles dans la zone touchée par les fumées de l'incendie de Lubrizol. 
Pascal Prevost, maraîcher à Quincampoix (Seine-Maritime) explique au Préfet de région les difficultés qu'il a rencontré sur son exploitation après l'incendie de Lubrizol.
Pascal Prevost, maraîcher à Quincampoix (Seine-Maritime) explique au Préfet de région les difficultés qu'il a rencontré sur son exploitation après l'incendie de Lubrizol. © Félix Bollez / France Télévisions
Ce mercredi 13 novembre, Pierre-André Durand le Préfet de région est sur le terrain. Plus précisément sur l'exploitation de Pascal Prevost à Quincampoix, près de Rouen. Le maraîcher fait partie des professionnels concernés pendant plusieurs semaines par l'interdiction de commercialiser les produits agricoles suite l'incendie de l'usine Lubrizol le 26 septembre 2019.   

Rassurer les consommateurs


Pendant une heure, le Préfet écoute et constate. On lui montre les légumes qui n'ont pas pu être récoltés à temps. C'est autant de chiffre d'affaires en moins pour l'agriculteur. 

Le représentant de l'Etat veut aussi rassurer les consommateurs. Même si l'interdiction de commercialiser les produits agricoles est levée, les ventes ont du mal à retrouver leur niveau normal.

Très clairement, notre agriculture est aujourd'hui à niveau pour ce qu'elle produit dans le département. On peut consommer en parfaite sécurité les produits locaux. Il n'y a à ce sujet aucune ambiguïté. Je rappelle  que l'ANSES, l'agence nationale sur la sécurité alimentaire s'est prononcée de manière extrêmement claire sur ce sujet. IL s'agit d'une agence indépendante."
Pierre-André Durand, Préfet de Normandie

Le préfet de Normandie veut rassurer les consommateurs sur les produits agricoles après Lubrizol ©12/13 Normandie
 

Des exploitations agricoles au ralenti


Chez les agriculteurs, cette prise de position est appréciée. Mais sera-t-elle suffisante ? Au coeur de la crise, le chiffre d'affaires de Pascal Prevost a chuté de 47%. Mi-novembre, il reste toujours en retrait de 24%. Pour l'instant, le maraîcher n'a rembauché de saisonnier. Il s'interroge sur les six mois à venir. "Une période cruciale pour l'exploitation" explique Pascal Prévost. Dès le 12 novembre, il a commencé à remplir son dossier de demande d'indemnisation avec l'aide de la Chambre d'agriculture et de son expert-comptable. Il espère surtout que Lubrizol tiendra bien sa promesse d'indemniser les agriculteurs touchés par la catastrophe industrielle.
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