Restos du cœur : malgré le coronavirus, les bénévoles comptent sur vous dans les supermarchés en Normandie

© frédéric Lafond
© frédéric Lafond

La collecte alimentaire des restos du coeur se déroule les 6, 7, et 8 mars : trois jours essentiels pour réaliser la campagne d'été et apporter une aide conséquente aux plus démunis. 
A Rouen, les bénévoles espèrent toutefois que l'épidémie de coronavirus n'entachera pas la collecte. 

Par Béatrice Rabelle

Trois jours de collecte, trois jours essentiels au bon fonctionnement des centres de distribution  Ce week-end, les 900 bénévoles de l'antenne rouennaise seront mobilisés dans plus de 80 magasins.

René Riquet, chargé de communication sur la région de Rouen et bénévole aux restos du coeur, s'active depuis ce matin. "Nous sommes plus que jamais mobilisés. Cette collecte servira à distribuer des repas et des produits d'hygiène dans 19 centres, de Dieppe à Rouen en passant par Caudebec-les-Elbeuf. Cette campagne d'été est primordiale, car elle va nous permettre d'aider 11000 bénéficiaires jusqu'en novembre, c'est-à-dire jusqu'à la prochaine collecte hivernale"

Nous sommes plus que jamais mobilisés.
René Riquet, bénévole

Collectes maintenues, malgré le coronavirus

Les besoins des centres sont toujours les mêmes : denrées alimentaires non-périssables, de longue conservation (pâtes, riz, couscous, café, thé, conserves). Mais aussi des produits d'hygiène et des couches pour bébé. Les produits collectés seront acheminés chaque soir dans le nouvel entrepôt de la région rouennaise, beaucoup plus grand, à Mesnil-Raoul. Mais cette année, il faudra compter sur un invité, évidemment indésirable : le coronavirus. Le bénévole craint que l'épidémie ait des répercussions sur la collecte.

Je crains  qu'il y ait moins de monde dans les supermarchés
René Riquet, bénévole

"En France, trois départements, dont l'Oise, ont même annulé la campagne d'été des restos du coeur . Nous l'avons maintenu pour notre part, mais je crains qu'il y ait moins de monde cette année dans les supermarchés. Le coronavirus aura forcément un impact. Depuis ce matin, je suis à un point de collecte, dans un supermarché de Bihorel. J'y étais déjà l'an dernier avec un autre bénévole. Nous n'avions pas arrêté de remplir les caddies. Ce matin, je suis seul et c'est très calme...On ne peut pas dire que je sois débordé. J'espère que l'élan de solidarité ne sera pas pour autant freiné."




 

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