Rouen : une association donne 20.000 masques aux Restos du Cœur à destination des plus démunis

C'est devenu un objet indispensable mais qui pèse dans le budget des ménages les plus modestes. Le masque coûte cher. Le comité contre les maladies respiratoires a fait un don de 20.000 masques aux Restos du Coeur à destination des populations les moins aisées.

Les Restos du Coeur bénéficient d'un don de 25.000 masques
Les Restos du Coeur bénéficient d'un don de 25.000 masques © France Télévisions

Depuis le début de la crise sanitaire et l'apparition du Covid-19 une nouvelle dépense est devenue incontournable pour les foyers français : le masque chirurgicale ou en tissu. Selon l'association 60 millions de consommateurs, pour une famille, la dépense pourrait aller de 36 € à près de 115 € par mois.

La solidarité face à la crise

"Nous avons de la chance que les Resto du Coeur nous distribuent des masques pendant la crise, insiste une bénéficiaire, grâce à eux je n'ai jamais eu à acheter un seul masque." La crise sanitaire a largement aggravé la pauvreté dans notre pays. Selon l'ONG Oxfam, un million de personnes auraient basculé dans la pauvreté à cause de la pandémie.

A l’automne 2020, le nombre de bénéficiaires à l’aide alimentaire était estimé à plus de 8 millions de personnes, alors qu’il se situe autour de 5,5 millions en temps normal. 

ONG Oxfam

Face à cette situation, une association normande a décidé d'apporter sa pierre à l'édifice en faisant don de 25.000 masques aux Restos du Coeur de Rouen. "Nous nous intéressons à toutes populations qui sont en difficulté, explique le professeur Georges Nouvet du comité contre les maladies respiratoires, comme le font les Restos du Coeur. Eux s'occupent de ceux qui sont en détresse financière, nous de ceux qui sont en détresse sanitaire." 

Don de 20.000 masques

Ces masques seront redistribués au compte-goutte pour les bénéficiaires des Restos du Coeur à Rouen et dans son agglomération. Le kit préparé par l'association contiendra également du gel hydroalcoolique et un savon.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société solidarité