SNCF: mouvement social après un accident, le trafic normand “fortement perturbé”

Grève SNCF : les voyageurs en errance en gare de Rouen ce vendredi 18 octobre / © France 3 Normandie Manon Bultynck
Grève SNCF : les voyageurs en errance en gare de Rouen ce vendredi 18 octobre / © France 3 Normandie Manon Bultynck

 Des retards et des suppressions de trains. La Normandie est très touchée par le mouvement social à la SNCF ce vendredi. 

Par DM Claude



Le trafic ferroviaire était "fortement perturbé" vendredi matin sur le réseau TER et plusieurs lignes d'Île-de-France, dont les RER B et D, de nombreux conducteurs et contrôleurs ayant fait valoir leur droit de retrait après un accident survenu mercredi, a indiqué la SNCF.
    
La circulation des trains régionaux était particulièrement affectée en Provence-Alpes-Côte d'Azur (tous les TER suspendus), Bretagne (un sur deux), Occitanie ou dans le Grand Est, a précisé la SNCF. 

La Normandie n'échappe pas au mouvement. Le trafic est fortement perturbé. Toutefois, la SNCF n'est pas en mesure pour l'instant de nous en dire plus sur le trafic. L'entreprise conseille simplement de différer votre départ si vous le pouvez. 
Pour exemple, en gare de Rouen le panneau d'affichage des trains est quasi vide. Seul 1 TER et Intercité sur 4 roulait ce matin dans la région. 
Plusieurs trains à destination de Caen ont été supprimés. D'autres, en direction de Paris, affichaient des retards de  2 heures. 

VIDEO : le reportage de Maxime Fourrier et François Pesquet (son : Alexis Molina Mounier, montage : Xavier Robert) 
 
Droit de retrait agents SNCF

    
Clients SNCF en attente d'informations
 


En région parisienne, la circulation des RER B et D était très fortement perturbée, avec interruption de l'interconnexion, de même que celle des Transilien J et R. 
    
Ce mouvement social sans préavis fait suite à un accident mercredi en Champagne-Ardenne, un TER ayant percuté un convoi routier exceptionnel coincé sur un passage à niveau, faisant "trois blessés légers", le conducteur du train et deux passagers, selon une porte-parole de la SNCF.
    
Le conducteur "a dû porter secours aux passagers car c'était le seul agent SNCF à bord!", a déploré dans un communiqué SUD-Rail.
    
Ce syndicat, ainsi que la CGT-Cheminots et FO-Cheminots, critiquent le mode d'exploitation "équipement agent seul", qui permet de faire circuler des trains sans contrôleur.
    
Dans un communiqué, la fédération CGT des cheminots (1er syndicat de la SNCF) "exige le retour de contrôleurs sur l'ensemble de ces circulations afin de permettre aux agents de conduite de se concentrer uniquement sur la gestion de la sécurité ferroviaire".
    
"Une des organisations syndicales a fait une demande de concertation immédiate et elle est reçue en ce moment-même par la direction. Le dialogue est installé", a assuré à l'AFP une porte-parole de la SNCF vendredi matin.
 

Une prise "en otage" des usagers selon Valérie Pécresse


 Un mouvement social non prévu à la SNCF, qui a semé la pagaille ce vendredi dans toute la France et plusieurs lignes franciliennes, prend "en otage" les usagers, a dénoncé la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse.

    "Je déplore le mouvement social sans préavis des cheminots de (la) SNCF : il plonge dans la détresse des centaines de milliers de voyageurs sur les lignes RER et de trains, car personne n'a pu anticiper cette galère. Les voyageurs ne peuvent pas être ainsi pris en otage !", a écrit sur Twitter l'élue, anciennement LR.

Valérie Pécresse a indiqué dans un autre tweet que le service SNCF non assuré ce jour ne serait "pas payé par Ile-de-France Mobilités" et demande de "mettre en place dans le prochain contrat SNCF/IDF-Mobilités un remboursement automatique des voyageurs en cas de service non fait !". 

IDF-Mobilités (l'autorité organisatrice de transports, ex-Stif) verse environ 3 milliards d'euros par an à la SNCF. Et Mme Pécresse ne veut pas payer le prorata de cette contribution pour le service non assuré ce jeudi, précise-t-on dans l'entourage de la présidente d'Ile-de-France.
 

Le communiqué de la direction de la SNCF

 La SNCF se dit "prête à examiner en détail toutes les inquiétudes qui lui sont adressées par les organisations syndicales. Elle entend répondre également à toutes les inquiétudes qui peuvent s’exprimer sur les agressions verbales ou physiques contre les conducteurs, ainsi que sur la nouvelle procédure de départ des trains devant s’appliquer à partir du 15 décembre. Pour ce faire, elle a décidé 4 actions concrètes et immédiates". A  lire ci-dessous. 

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