L'usine de Cléon va profiter de l'investissement de Renault dans les véhicules électriques

Archives- la fabrication de moteurs électriques à l'usine Renault de Cléon (Seine-Maritime) / © France 3 Normandie
Archives- la fabrication de moteurs électriques à l'usine Renault de Cléon (Seine-Maritime) / © France 3 Normandie

Renault va investir un milliard d'euros en France, dont une partie dans l'usine de Cléon (Seine-Maritime) spécialisée dans la construction de moteurs électriques

Par Richard Plumet (avec AFP)

Le constructeur Renault a annoncé hier (14 juin 2018) vouloir investir plus d'un milliard d'euros d'ici à 2022 pour le développement et la production de véhicules électriques.

Un investissement qui va profiter au site de Cléon (qui compte aujourd'hui 5500 salariés) où la marque au losange prévoit un "triplement des capacités de production de moteurs électriques". Autre annonce : l'introduction (toujours à Cléon) d'un moteur "de nouvelle génération" en 2021. Les capacités passeraient ainsi de 80.000 à 240.000 moteurs par an d'ici à 2022.

VIDEO : le reportage France 3 Normandie de  Sylvie Callier et Olivier Flavien (montage : Stéphanie Letournel) avec l'interview de
  • Paul Carvalho, directeur de l'usine Renault de Cléon

Nous sommes les pionniers dans le moteur électrique puisque nous sommes les seuls à fabriquer du moteur électrique pour Renault.
Nous avons depuis 2015 à fin 2018 embauché 900 personnes.
On n'a pas encore les chiffres pour 2019-2020, mais il est évident que l'usine de Cléon continuera à recruter du personnel

L'usine Renault de Cléon va tripler sa production


Du côté des syndicats, si la CFDT salue "un signe positif pour l'emploi et la montée en compétence des salariés" dans "des thématiques d'avenir", la CGT critique une "annonce en trompe-l'oeil" car les investissements "annoncés n'enrayent pas la baisse d'activité sur les sites français, ni les délocalisations et externalisations de (l')ingénierie" du groupe. Et "le triplement du volume des moteurs électriques ne palliera pas la perte d'activités liée à la diminution du moteur diesel".

 

La région de Haute-Normandie salue l'annonce de Renault

Dans un communiqué Hervé Morin, président du conseil régional de Normandie, déclare se réjouir "de cette décision qui va conforter un site industriel important en Normandie, première région labélisée French Fab, et dont l’expertise en matière de moteur électrique  est reconnue internationalement. C’est également le fruit de la mobilisation de l’écosystème normand en matière de mobilité électrique, aussi bien dans le domaine industriel, que dans les secteurs de la recherche et de la sous-traitance".

La région de Normandie, en saluant  "la décision du Groupe Renault de placer l’usine normande de Cléon au cœur de sa stratégie" rappelle que la Normandie a une place  "de région leader dans le domaine de la mobilité et particulièrement du véhicule électrique".

Ce positionnement est fondé sur le savoir-faire unique de Renault Cléon mais aussi sur la mobilisation de tout un écosystème soutenu par la Région :

- le plan « Ecosystem 4.0 », démarche collaborative qui mobilise autour de Cléon les grands donneurs d’ordre ainsi que les PME du territoire
- l’ARIA Normandie – Association régionale de l’industrie automobile – très en pointe dans la mobilité électrique à travers le dépôt d’un projet d’investissement d’avenir de 40 millions d’euros

- Mov'eo, pôle de compétitivité mondial basé à Rouen, lui aussi très engagé sur la mobilité électrique

- les écoles d’ingénieurs normandes dont l’INSA, ESIGELEC et l’ENSICAEN. Cette dernière est notamment très impliquée dans la recherche sur les nouveaux matériaux composant les batteries nouvelle génération. 

La Région Normandie  déclare par ailleurs qu'elle "continuera d’apporter son soutien à travers le financement de la filière automobile normande, dans ses dispositifs de formation et d’accompagnement à l’innovation".

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