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Sida en Basse-Normandie: 20% des séropositifs ignorent leur état

Les centres de dépistage du sida proposent des tests rapides mais également un accompagnement psychologique
Les centres de dépistage du sida proposent des tests rapides mais également un accompagnement psychologique

Ce mardi 1er décembre est la journée internationale de lutte contre le sida. 150 000 personnes en France vivarient avec ce virus. Une grande campagne vient d'être lancée en Frnace pour encourager le dépistage.

Par CM avec AFP

"Se faire dépister, c'est prendre soin de son avenir". Tel est le slogan de la nouvelle campagne lancée en France ce lundi, à la veille de la journée internationale de lutte contre le sida. Selon le ministère de la santé, "Alors que le risque de contamination reste bien réel dans notre pays - 6.600 nouveaux cas l'année dernière -, le dépistage permet de se protéger et de protéger les autres contre le VIH". En Basse-Normandie, 1300 personnes vivent avec le VIH. Et 260 personnes l'ignorent (soit 20% des personnes séropositives). En France, ils seraient 30 000 à ignorer leur séropositivité. Les jeunes sont les plus touchés par la contamination.

Depuis le 15 septembre, il est possible de se tester soi-même en achetant un test en pharmacie. Une goutte de sang, cinq minutes pour le réaliser et un quart-d'heure pour obtenir le résultat. Des test rapides peuvent également être effectués dans des centres de dépistage, des centres qui ont l'avantage de proposer un accompagnement psychologique. 

Autre nouveauté dans la lutte contre le sida, le Truvada, une combinaison d'antirétroviraux du laboratoire américain Gilead, qui a été mis sur le marché en 2005 en tant que traitement pour les malades du sida. La France est le second pays après les Etats-Unis à prendre la décision d'autoriser
l'utilisation de ce médicament comme traitement préventif. Relativement onéreux (500 euros la boite de 30 comprimés), il sera pris en charge à 100% en France au début de l'année 2016. L'essai Ipergay mené par l'Agence nationale de recherche contre le Sida(ANRS), en partenariat avec l'association AIDES, a montré qu'une prise deux heures avant une relation sexuelle à risque, puis une autre à J+1, et un dernier comprimé à J+2 permettent de diminuer très fortement le risque de contamination.

Reportage de Stéphanie Potay, Emilien David et Jean-Michel Guillaud
Intervenants:
- Guillaume Cardin, pharmacien
- Marie-Anne Salaün, médecin centre de dépistage
- Marinette Slimani, coordinatrice de Sidaccueil

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