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Samouraï, portrait de José Tomás en 1999

Michel Dumas est le réalisateur de "Signes du toro". Et avant de "Face au toril". Il se souvient d’un épisode marquant du tournage de « Samouraï ».
José Tomas
José Tomas
Quand nous tournons en 1999 pour Face au Toril le portrait de José Tomás « Samouraï » il est prévu de filmer une séance de toreo de salón là où le maestro s’entraîne habituellement, chez lui à Galapagar.

Dans un quartier résidentiel à l’extérieur du village, au sous-sol d’un pavillon mitoyen, nous découvrons le décor, à la fois minimaliste et extraordinaire : une salle de danse avec des murs blancs couverts de miroirs, un éclairage au néon et une seule photo noir et blanc de Manolete.
samouraï
José Tomás arrive dans un survêtement gris et, très intrigué, s’intéresse à tous nos problèmes techniques d’installation. Quand il retire sa veste, il porte un magnifique polo finement rayé rouge, vert et bleu immédiatement réfuté par le caméraman qui me le fait comprendre d’un regard qui en dit long. J’explique à José Tomas l’effet que l’on nomme dans notre jargon technique « crosscolor » qui fait vibrer les rayures du polo dans les lignes de l’image vidéo et je propose de lui prêter mon teeshirt blanc qui conviendra d’ailleurs bien mieux au décor. "¡Ah, bien, bien!"

Tout le monde est prêt? "- ¿Listos? - ¿Ya? - ¡Cuando quiera!"


Les séries s’enchaînent avec la cape, " - ¿Otra vez ? -vale.", avec la muleta, "¿Lo repetimos por favor?" et José Tomás, très concentré et d’une disponibilité totale, nous offre un entraînement complet et un moment magique.

Une ultime prise en gros plan et il termine en sueur. "-Muchas gracias. -A vosotros."

A la fin du tournage, José Tomas m’a rendu mon teeshirt. Je ne l’ai jamais lavé et il est soigneusement rangé au fond d’un tiroir de la commode dans ma chambre.

Muchas gracias, Maestro !

Michel Dumas
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