Nicolas Sarkozy convoqué au tribunal de Bordeaux pour l'affaire Bettencourt

Selon une information d'Europe 1, l'ancien  président de la République doit être entendu cette semaine par le juge Gentil pour répondre aux questions du juge bordelais sur l'affaire Bettencourt.

© BERTRAND LANGLOIS / AFP
Le juge d'instruction devrait notamment l'interroger sur le financement de sa campagne de 2007, et de sa visite au domicile de Liliane Bettencourt dans l'entre-deux-tour.
Cette convocation intervient après des perquisitions menées début juillet au domicile de Nicolas Sarkozy ainsi que dans ses bureaux de la rue de Miromesnil, à Paris. Le juge s'intéresse notamment aux agendas de l'ancien président, pour vérifier la probabilité d'éventuels rendez-vous secrets au domicile des Bettencourt, dont certains témoins se sont fait l'écho, et qui auraient pu donner lieu à des transactions d'argent liquide.


Des proches collaborateurs déjà entendus

Dans cette affaire, l'ancien gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a passé 88 jours en détention provisoire avant d'être libéré en juin. L'ancien ministre Eric Woerth avait quant à lui été mis en examen en février pour trafic d'influence passif et "recel" d'une somme en numéraire remise par Patrice de Maistre.

L'ancienne comptable de la milliardaire, Claire Thibout, a toujours prétendu que début 2007, soit quelques mois avant l'élection présidentielle remportée par Nicolas Sarkozy, Patrice de Maistre lui avait demandé 150 000 euros en liquide, une somme qui était destinée à Eric Woerth, le trésorier de l'UMP. Selon la comptable, elle n'avait pu lui en remettre que 50 000, et quelques jours plus tard, Patrice de Maistre lui avait vanté l'avantage d'avoir des comptes en Suisse. Claire Thibout en avait déduit que Patrice de Maistre avait pu trouver la somme restante sur des comptes de Liliane Bettencourt dans ce pays.

Des proches de Nicolas Sarkozy ont été entendus plus récemment dans cette affaire. Xavier Musca, ex-secrétaire général de l’Elysée, Jean-Pierre Picca, ancien conseiller justice, et son prédécesseur Patrick Ouart, ainsi que Thierry Herzog, l'avocat de l’ancien chef de l'Etat, ont déjà été interrogés par les enquêteurs de la brigade financière, rappelle Europe 1.
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