Bordeaux n'en peut plus

Les Girondins de Nicolas Maurice-Belay terminent l'année fatigués. / © Nicolas Tucat AFP
Les Girondins de Nicolas Maurice-Belay terminent l'année fatigués. / © Nicolas Tucat AFP

A bout de force, les Girondins terminent l'année dans la douleur. Mais il reste encore deux journées avant les vacances.

Par Nicolas Morin

Jamais cette saison, Bordeaux n'avait montré une telle impuissance à domicile. Face à Saint-Etienne jeudi soir (0-0), ce ne fut qu'un long calvaire pour les joueurs et les spectateurs. " C'est un des matchs les plus horribles que j'ai joués. Franchement, c'était très difficile. Il n'y a pas grand chose à retenir si ce n'est qu'on prend un point." constate David Bellion. Le point du match nul est donc une bonne opération. Mais après déjà vingt-six matchs officiels cette saison (toutes compétitions confondues), c'est une équipe exsangue qui termine l'année.


Dans le dur

" On est émoussés physiquement et mentalement, confirme Francis Gillot. Certains joueurs ne sont pas à leur niveau. On n'est pas bien mais on s'accroche pour grappiller des points et ne pas être trop loin au classement".
" On souffre depuis quelques matchs. Mais quand on ne peut pas gagner, il faut savoir ne pas perdre" ajoute Cédric Carrasso. Avant la dix-huitième journée ce week-end, Bordeaux est cinquième avec vingt-sept points. Mais de la quatrième à la dixième place, sept équipes se tiennent en deux points. Les Girondins, qui font du surplace en championnat avec trois nuls et une défaite lors des quatre derniers matchs, n'ont aucune marge de manoeuvre. 

En danger à Nancy

Dimanche à l'heure du café ou de la sieste, ils seront attendus au tournant à Nancy. Les Lorrains, relégués à sept longueurs du dix-septième, jouent déjà l'une de leurs dernières cartes en vue du maintien. Pour éviter la surchauffe, Francis Gillot devrait encore une fois bouleverser son onze de départ.  Diabaté, Planus, Poko voire Marange et Jussiê, s'il est remis d'un coup au pied, pourraient débuter. En revanche, Bordeaux sera encore privé de son maître à jouer Ludovic Obraniak, touché à la cheville et aux adducteurs. Or depuis son absence, son équipe n'a battu personne en Ligue 1. Et ce n'est pas simplement une coïncidence.

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