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[Vidéo] Des pilules 3ème génération au coeur de la polémique

Des pilules 3ème génération déremboursées à partir du 30 septembre 2013
© MYCHELE DANIAU / AFP
Marisol Touraine a décidé de mettre un terme au remboursement des pilules de 3ème génération (Mercilon, Melodia, Varnoline, Carlin, Méliane…), au motif de l'insuffisance du service médical rendu de ces contraceptifs oraux. Cette décision se fonde sur un avis de la Haute Autorité de Santé (HAS), qui a relevé que le risque de phlébites associé aux pilules de 3ème génération était deux fois plus élevé que celui des pilules de 2ème génération.

Toutes les pilules contraceptives comportent un risque thrombo-veineux. Ce risque est toutefois faible, de 3 à 4 cas pour 10 000 utilisatrices en moyenne, mais il est majoré chez les femmes qui fument. La différence entre les pilules de 2ème  et de 3ème génération tient à leur composition en progestatifs : les premières sont des associations d’éthinylestradiol et de norgestrel ou de lévonorgestrel, tandis que les secondes sont des associations d’éthinylestradiol et de gestodène ou de désogestrel.


Ce que l'on sait :

On sait depuis 2011, date à laquelle l'Agence européenne du médicament a évalué le risque de phlébite associé à la prise de pilules contraceptives, que les pilules de 3ème génération entraînent un risque supérieur à celui lié à celles de 2ème génération. Une étude publiée en 2011 dans le British Medical Journal* confirmait ces données et estimait que le risque était deux fois plus important chez les femmes prenant des pilules de 3ème génération (Mercilon, Melodia, Varnoline, Carlin, Méliane…), par rapport à celles sous contraceptif oral de 2ème génération (Leeloo, Mirena…)

Du fait de ce sur-risque, la Commission de la Transparence de la HAS a décidé d'abaisser le service médical rendu (SMR) des pilules de 3ème génération, le déclarant insuffisant. Dans la mesure où il existe d'autres alternatives thérapeutiques, en particulier les pilules de 2ème génération, leur remboursement prend donc fin, explique le ministère de la Santé dans un communiqué.



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