Ségolène Royal : suspension "sine die" de l'écotaxe

Ségolène Royal a annoncé ce jeudi la suspension "sine die" de l'écotaxe. La ministre de l'Ecologie recevait ce matin à son ministère les représentants des transporteurs routiers qui ont menacé de manifester dès lundi 13 octobre contre le péage de transit poids lourds .

Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et du Développement durable.
Ségolène Royal, ministre de l'Ecologie et du Développement durable. © AFP
Avant d'être reçus par Ségolène Royal, les représentants des transporteurs routiers avaient réaffirmé leur opposition à l'écotaxe. 
"Les chefs d'entreprise du transport routier rejettent cette taxe, d'abord parce qu'elle est incompatible avec la situation de crise que nous vivons, et parce qu'elle crée des disparités régionales qui sont inacceptables", a déclaré Nicolas Paulissen, délégué général de la Fédération nationale des transporteurs routiers (FNTR).


La N10 ne sera pas bloquée mardi

Satisfaits de cette décision, les transporteurs ont décidé de lever leur mouvement prévu la semaine prochaine. En Poitou-Charentes, ils ont annuler leur mot d'ordre de blocage de la Nationale 10 pour mardi prochain.
Après une vive polémique l'an dernier, l'écotaxe avait été remplacée en juin 2014 par un nouveau dispositif, nommé "péage de transit poids lourds". Ce dispositif devait entrer en vigueur au 1er janvier 2015, et devait concerner les camions de plus de 3,5 tonnes circulant sur un réseau de près de 4 000 kilomètres de routes nationales et locales très fréquentées par les poids lourds. Le péage de transit poids lourd devait rapporter 500 millions d'euros par an mais suscitait la colère des fédérations de transporteurs routiers.


M.Valls : une "décision sage" et un nouveau dispositif à l'étude

La suspension sine die du péage de transit poids lourds annoncée Ségolène Royal est une "décision sage", le dispositif étant devenu "incompréhensible", a jugé le Premier ministre Manuel Valls. 

"C'est une décision sage car le dispositif était devenu incompréhensible. La ministre a eu raison de suspendre son application sine die. Il faut trouver une solution pérenne et simple", a réagi le chef du gouvernement.

Interrogé sur le calendrier de cette nouvelle "solution", le Premier ministre a répondu qu'il fallait "se donner le temps nécessaire".






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