Epidémie de grippe : le plan ORSAN n'est pas déclenché en Limousin

Alors que la ministre de la Santé, Marisol Touraine a déclenché hier à l'échelle nationale le plan ORSAN d'organisation de l'offre de soins en situations sanitaires exceptionnelles
pour répondre à l'ampleur de l'épidémie de grippe saisonnière, le Limousin n'est pas concerné.

Ça a été bien anticipé mais ça a été très dur ! explique le Docteur Marion Beurdeley,
responsable du pôle veille et sécurité sanitaire à l'Agence Régionale de Santé 

Alors que toutes les régions de France sont passées en Plan Orsan, c'est à dire l'application d'un certain nombre de mesures pour prendre en charge un afflux exceptionnel de malades, les autorités sanitaires du Limousin avaient anticipé la situation, en mettant en place les mesures préconisées par le dispositif Orsan.


Seul le Chu de Limoges a connu une hausse significative du nombre de cas aux urgences.
Quant au seuil épidémique il est toujours très élevé mais il a été atteint. " Nous sommes passés en phase de décroissance" précise toujours le Docteur Beurdeley.
La grippe a touché près de 20 personnes par jour.
Deux cas graves et nécessitant une hospitalisation ont pour le moment été constatés.

Reportage : F.Petit/R.Augier
Intervenant
Docteur Marion Beurdeley-Gauthier
Responsable de la sécurité sanitaire du Limousin (ARS)

Pas de plan ORSAN pour le Limousin




Le Plan Orsan : mode d'emploi
Le plan ORSAN, décliné au niveau régional, comprend la mobilisation du secteur ambulatoire (médecine libérale) pour ne recourir à l'hospitalisation que pour les situations d'urgences le nécessitant. Des recommandations concernant la prise en charge et le traitement des cas de grippe ont déjà été diffusées La mise en place d'une mobilisation du secteur ambulatoire (médecine libérale) pour ne recourir à l'hospitalisation que pour les situations d'urgences le nécessitant. 
L'ensemble des établissements de santé, y compris privés, sont mobilisés. Les dispositifs "hôpital en tension" et, le cas échéant, les "plans blancs" doivent permettre "de déprogrammer des activités non indispensables, d'ouvrir des lits supplémentaires, de rappeler des personnels et de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté", a détaillé le ministère.
Le secteur médico-social est également mobilisé pour assurer la prise en charge sur place des malades dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD).