L'agriculture de Nouvelle-Aquitaine sur le ring à Bordeaux

Ils arrivent de toute la région pour présenter leur plus bel animal, leurs plus beaux végétaux. L'agriculture s'expose, se confronte, et la communauté se retrouve aussi pour échanger. Ce vendredi, derniers préparatifs entre paille, terreau et coups de marteau ! Ouverture samedi jusqu'au 21 mai.

Hélène est éleveuse en Dordogne. Fière d'être au salon !
Hélène est éleveuse en Dordogne. Fière d'être au salon ! © Christine Le Hesran
Le grand rush, les camions à bestiaux arrivent de toute la région, l'élite de l'élevage vient à Bordeaux. Des taureaux, principalement, mais aussi des brebis ou encore des Pottoks. Imaginez ! 2000 animaux vont se succéder au salon.
Hélène Talou est arrivée de Mialet dans le nord de la Dordogne. Une toute jeune éleveuse de vaches laitières et son animal fétiche : une Prim Holstein. Elle la bichonne, elle est fière de la faire concourir : 

Je viens pour participer cette année ! Ce qui me rend heureuse, c'est de pouvoir amener mes animaux, de me retrouver avec les éleveurs et passer un bon moment ensemble... Et confronter notre génétique de l'élevage à ceux des autres pour pouvoir progresser, c'est l'objectif de tout élevage. 
 

Temps fort du salon, les animaux sur le ring vont défiler durant les prochains jours pour des présentations et concours. 

 

Au salon la Prim fétiche d'Hélène. On la reconnait, elle a une robe où le blanc domine !
Au salon la Prim fétiche d'Hélène. On la reconnait, elle a une robe où le blanc domine ! © christine le hesran


La vogue du vert 

Hubert Didier plante des fraisiers aux pieds des pommiers sur quelques m2...  Encore quelques heures pour réaliser de belles plantations qui mettront un coup de projecteur sur le monde végétal, ses richesses, ses variétés, ses fragilités aussi.  Hubert Didier est spécialiste des arbres fuitiers au conservatoire végétal régional d'Aquitaine. 

C'est pour communiquer sur l'existence du conservatoire installé à Montesquieu ( Lot-et-Garonne ). Ca permet de montrer aux gens aussi ce que ça peut donner un verger de variétés anciennes associées... Par exemple là, sur la même ligne, on a, comme avant, des vignes au pied des arbres fruitiers avec aussi des fraises et des tomates. Le fait de voir le stand, ça les amène à poser des questions...
 

Hubert Didier finit de planter et mélanger fraisiers, pommiers et vignes sur la même ligne, comme avant. Le conservatoire végétal régional fait découvrir ces techniques aux visiteurs durant le salon.
Hubert Didier finit de planter et mélanger fraisiers, pommiers et vignes sur la même ligne, comme avant. Le conservatoire végétal régional fait découvrir ces techniques aux visiteurs durant le salon. © Christine Le Hesran



Côte à côte, ces héritiers d'un savoir ancien qui travaillent les mains dans la terre, de l'autre une énorme machine bleu et jaune, moissonneuse batteuse des temps modernes. 
 

Une moissonneuse batteuse des temps modernes
Une moissonneuse batteuse des temps modernes © Maïlys Maury


Avec le salon de Paris, celui de Nouvelle-Aquitaine est l’un des seuls rendez-vous en France à s’adresser à la fois aux professionnels du monde agricole et au grand public. Et justement le salon a choisi cette année de donner la parole aux professionnels en posant la question "Parlons agricultures". En filigranne la question est : quelle image les agriculteurs veulent-ils donner, alors que de grands débats qui les touchent traversent la société. Des conférences vont avoir lieu toute la semaine prochaine. Au-delà de la découverte proposée aux visiteurs, il y a aussi le rendez-vous d'une profession aux multiples facettes et pratiques. 

 


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