Aquitaine : les retraités à nouveau dans la rue pour défendre leur pouvoir d'achat

Les retraités interpellent une nouvelle fois Emmanuel Macron sur leur pouvoir d'achat
Les retraités interpellent une nouvelle fois Emmanuel Macron sur leur pouvoir d'achat

Avec les Gilets jaunes et dans la rue ce jeudi pour défendre leur pouvoir d'achat. Les retraités battent le pavé dans toutes les grandes villes.
 

Par SP

"Rendez-nous notre pouvoir d'achat" : voilà le mot d’ordre ce jeudi un peu partout en France.

Les retraités retournent dans la rue pour dénoncer les "attaques du gouvernement contre leur pouvoir d'achat".

Un mouvement national à l’appel de neuf organisations.
C’est la sixième manifestation depuis septembre 2017.

Les retraités réclament l’annulation pure et simple de la hausse de la CSG, et la revalorisation des pensions alignée sur l'inflation.

Dans les cortèges, des retraités Gilets jaunes.

À Bordeaux, les retraités, un peu plus de 400 personnes, se sont rassemblés devant le Grand Théâtre avant de rallier la préfecture où ils doivent remettre un cahier de doléances. 
 
A Bordeaux, des retraités Gilets jaunes ont rejoint le cortège pour réclamer plus de pouvoir d'achat / © BJP
A Bordeaux, des retraités Gilets jaunes ont rejoint le cortège pour réclamer plus de pouvoir d'achat / © BJP


A Bayonne , 150 personnes ont défilé dans le calme et sous la pluie depuis le centre-ville jusqu'à la sous-préfecture.

Tous estiment en avoir marre «  d'être considérés comme des charges pour la nation" alors qu'ils ont "cotisé pour obtenir une retraite".
 
L'annulation de la hausse de la CSG au coeur des revendications
 

Le trop perçu de CSG reversé avec les pensions de mai


En décembre, le président de la République a pourtant annoncé, en réponse au mouvement des "gilets jaunes", l'exemption de la hausse de la CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois tous revenus confondus. Ainsi, 70% des retraités ne seront pas assujettis à la hausse de cet impôt - entrée en vigueur en janvier 2018 pour compenser la suppression des cotisations maladie et chômage des salariés du privé -, contre 40% avant, selon le gouvernement.
    
Mais la protestation des retraités se focalise surtout sur la sous-revalorisation des pensions, de 0,3% en 2019, bien en deçà de l'inflation attendue à 1,7% par la Banque de France, a elle été maintenue, après cinq ans de gel ou quasi-gel des pensions.

En outre, les retraités assujettis à une hausse de la CSG en 2018 et exemptés pour 2019 la paieront encore durant les premiers mois de l'année avant d'être remboursés. Hier mercredi 30 janvier, la ministre des Solidarités Agnès Buzyn a assuré à l'Assemblée nationale que "le remboursement du trop perçu à partir de janvier" serait versé "sur la pension de retraite du mois de mai".
 

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