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Au campus de LREM, François Bayrou met en garde : les municipales “ne peuvent se résumer à un combat d'étiquettes”

Edouard Philippe, le Premier ministre, Stanislas Guerini, le chef de LREM et François Bayrou, président du MoDem au Campus des territoires à Bordeaux ce 8 septembre 2019. / © GEORGES GOBET / AFP
Edouard Philippe, le Premier ministre, Stanislas Guerini, le chef de LREM et François Bayrou, président du MoDem au Campus des territoires à Bordeaux ce 8 septembre 2019. / © GEORGES GOBET / AFP

Le patron du MoDem a pris la parole au campus des territoires ce dimanche midi à Bordeaux. "Un maire, ça n'est pas un enjeu partisan" et les municipales "ne peuvent se résumer à un combat d'étiquettes", a-t-il déclaré devant les responsables et militants de La République en marche. 

Par HC avec l'AFP

Partenaires dans la majorité, LREM et MoDem accusent plusieurs divergences dans certaines communes comme Bordeaux en vue des municipales de mars, notamment quant à la question des investitures. François Bayrou a exprimé sa définition du maire : 

    Un maire ce n'est pas un enjeu partisan, c'est quelque chose d'autre"...C'est une personnalité, une attention à ses concitoyens, une vision, ça ne peut pas se résumer à un combat d'étiquettes.


Une phrase retweetée par Fabien Robert, 1er adjoint MoDem à la mairie de Bordeaux :  

Dans cette ville de Bordeaux, autrefois dirigée par Alain Juppé, MoDem et macronistes ont acté leur division : les troupes présidentielles ont investi Thomas Cazenave, alors que le parti de M. Bayrou a donné son onction au sortant Nicolas Florian, successeur d'Alain Juppé.

   "Nous avons des échéances devant nous. Elles peuvent susciter des débats entre nous, ces débats sont normaux et salutaires", a aussi affirmé le maire de Pau et éphémère garde des Sceaux d'Emmanuel Macron.
 

 "Maire, ce n'est pas une fonction politicienne. D'une certaine manière, à l'image de la fonction présidentielle, ces seules deux fonctions ont un lien direct, personnel, humain avec la communauté de ceux qui les élisent", a encore soutenu François Bayrou.
    
Dès lors, selon le leader centriste, "si on voulait transformer l'élection municipale en une élection d'affrontements de partis, on trahirait la vision que nous avons développée devant les Français, l'idée que la légitimité s'enracine et ne vient pas toujours du sommet".  "Si nous choisissions de transformer l'élection municipale en élection d'appareil contre appareil, alors on serait sûr de perdre", a-t-il encore prophétisé.

François Bayrou qui a rappelé néanmoins la nécessité d'agir ensemble :

"Nous serons en mesure de relever les défis à venir, tous ensemble" 


Lors de sa prise de parole, Stanislas Guerini, le patron de LREM s'est adressé aux partenaires de la majorité - représentants du MoDem, d'Agir, du Mouvement radical, de l'UDE et de l'UDI étaient dans la salle
"rassembler, ce n'est pas faire disparaître nos sensibilités". "Je parle de nous unir, pas de fusionner. Moi j'aime la diversité, je ne suis pas adepte des partis hégémoniques", a-t-il encore soutenu, en proposant par ailleurs "de travailler à travers une instance de coordination et de travail".  "Nous l'avons fait pendant les élections européennes avec succès et nous devons continuer à renforcer notre culture commune", a-t-il encore lancé, en appelant à "continuer à élargir notre majorité".


Edouard Philippe a conclu le campus des territoires, l'université d'été de LREM, qui s'est tenue pendant deux jours à Bordeaux.

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