Alain Juppé présente les grande lignes de son programme

Alain Juppé était à Angoulême ce dimanche 21 septembre 2014. / © AFP
Alain Juppé était à Angoulême ce dimanche 21 septembre 2014. / © AFP

En présentant les grandes lignes de son programme, ce mardi sur BFM TV, le maire UMP de Bordeaux, candidat déclaré à la primaire de droite pour la présidentielle de 2017, a préconisé un retour progressif à la retraite à 65 ans. Par ailleurs, Alain Juppé reste en haut des sondages.

Par CB et AFP

"Ce n'est pas populaire, mais je le dirai pendant ma campagne électorale si je suis désigné comme candidat : il faut progressivement amener l'âge de la retraite à 65 ans si on veut éviter le trou dans les caisses des régimes de retraite", a déclaré l'ex-Premier ministre de Jacques Chirac, dont le projet de réforme des retraites avait provoqué un vaste mouvement national de contestation et de grève en décembre 1995.

L'âge légal de départ à la retraite était de 65 ans avant d'être abaissé à 60 ans en 1982 au début du premier septennat de François Mitterrand.

Retraite à 62 ans et code du travail

La réforme des retraites de 2010 a depuis fixé cet âge légal à 62 ans, à partir de la génération née en 1955.
L'an dernier, l'UMP avait déjà proposé de reculer l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans en 2023.

Parmi d'autres réformes structurelles à engager, M. Juppé a à nouveau cité un assouplissement du code du travail et des règles sur les 35 heures par la négociation. Et pour "mieux financer le développement dans l'entreprise", il faut "revoir la fiscalité de l'épargne", a-t-il ajouté.

Autre mesure préconisée par le maire de Bordeaux: "Inciter les demandeurs d'emplois à rechercher plus activement du travail par une dégressivité des indemnités".

Interrogé sur la proposition du président du Medef, Pierre Gattaz, qui a appelé à sortir de la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT) obligeant à justifier un licenciement, M. Juppé a estimé qu'il ne fallait "pas faire de provocation", et "essayer de garder un peu raison".

Le droit du travail en France est "excessivement rigide", a estimé M.Juppé, mais "de là à supprimer toute espèce de garantie pour les salariés, c'est évidemment un pas qu'il ne faut pas franchir".

A la question de savoir s'il accueillerait au sein de son gouvernement Nicolas Sarkozy, son principal adversaire dans la primaire à droite, M. Juppé
a répondu: "Naturellement, si Nicolas Sarkozy veut poursuivre une activité politique, il sera le bienvenu".

Il ferait "un meilleur président qu'Hollande"

Par ailleurs, selon un sondage CSA pour BMF Tv, un Français sur deux  estime qu'Alain Juppé "ferait un meilleur président" que le chef de l'Etat, François Hollande, selon un sondage publié mardi.

A la question : "pour chacune des personnalités suivantes, pensez-vous qu'elle ferait un meilleur président de la République que François Hollande?", 19% des personnes interrogées répondent "oui, certainement" et 31% "oui, probablement" pour Alain Juppé.

Un quart des sondés (24%) estiment cependant qu'il ne ferait "certainement pas" un meilleur président, et 1% ne se prononce pas.

Au-delà du maire de Bordeaux qui convainc la moitié des sondés (dont 79% des sympathisants UMP, 44% des sympathisants PS et 29% des sympathisants FN) aucune des autres personnalités proposées n'approche la majorité.

Valls et Sarkozy "pas meilleurs" 

Six sondés sur dix estiment que Manuel Valls ne ferait pas un "meilleur président" que M. Hollande (60%). Le Premier ministre reste la personnalité la plus plébiscitée après M. Juppé avec 39% d'opinions positives, auprès des sympathisants PS (53%), UMP (45%) et FN (21%).

61% des personnes interrogées ne pensent pas non plus que Nicolas Sarkozy serait un "meilleur président". Ce dernier ne récolte que 38% d'opinions positives, en particulier auprès des sympathisants UMP (91%) et FN (47%). Les sympathisants socialistes rejettent catégoriquement cette proposition (seul 4% répondent "oui").

Les points de vue sont encore plus marqués au sujet de Marine Le Pen, pour qui 67% des sondés répondent par la négative, dont 52% "certainement pas". Près d'un tiers des sondés répondent en revanche positivement (32%), avec une immense majorité des sympathisants frontistes (98%), un tiers des sympathisants UMP (32%) et 6% des sympathisants socialistes.

Les deux dernières personnalités proposées sont la maire de Lille Martine Aubry, qui récolte 30% d'opinions positives, et l'ancien ministre de l'Economie Arnaud Montebourg avec 19%.


Sondage réalisé par internet du 27 au 30 octobre, auprès d'un échantillon de 986 personnes composé à partir de la méthode des quotas.

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