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Bordeaux, pour une confirmation

Après deux semaines de trêve en raison des éliminatoires de la coupe du monde, le championnat reprend ses droits ce week-end. Avec pour Bordeaux, quinzième, un choc du bas de tableau à Lyon, le quatorzième (dimanche, 21h, stade Gerland).
Les Girondins doivent ramener un résultat positif de Lyon pour sortir vraiment du brouillard
Les Girondins doivent ramener un résultat positif de Lyon pour sortir vraiment du brouillard © MAXPPP
Il y a trois ans et demi, c'était un quart de finale de la Ligue des Champions, perdu par le grand Bordeaux de Laurent Blanc. Aujourd'hui, aux Girondins, comme à l'OL d'ailleurs, les temps ont bien changé. S'il s'agit encore d'un affrontement d'européens, puisque les deux équipes représentent la France en Ligue Europa cette saison, le standing et le niveau général ont considérablement baissé des deux côtés. Les Girondins, qui n'ont plus disputé la lucrative Ligue des Champions depuis quatre saisons, luttent pour revenir à l'équilibre financier tout en conservant un effectif susceptible de viser le premier tiers du championnat. Une équation difficile à résoudre, comme celle à laquelle est confronté Lyon, également en difficulté financière. Cependant, en se qualifiant deux fois consécutivement pour la Ligue Europa, en terminant cinquième en L1 et en remportant la coupe de France, les Bordelais ont limité les dégâts, du moins jusqu'à présent. En effet, avec seulement deux victoires en neuf journées, leur situation est compliquée en ce début d'automne.


Toujours au pied du mur


Cependant, en dominant Sochaux il y a deux semaines (4-1), ils se sont donnés un peu d'air sur la zone de relégation. Avant cette dixième journée, les coéquipiers de Grégory Sertic sont donc un peu moins sous pression que ces dernières semaines. " Cela nous a fait beaucoup de bien de battre Sochaux. Mais nous sommes toujours dans une situation délicate car proches du bas de tableau. Le déplacement à Lyon est très important. Ils sont en difficulté, comme nous. Nous espérons gagner. Je m'attends à un gros match " a déclaré le milieu défensif croate sur le site officiel de son club.  " Nous avons l'effectif pour viser plus haut. Il faut juste que le groupe reprenne confiance. C'est un problème mental mais je ne suis pas inquiet car nous avons des joueurs de qualité " ajoute Jean-Louis Triaud. Ils vont devoir le montrer sur la durée, en championnat et en Ligue Europa, même si le président du club, lui, n'a pas encore fait une croix sur la compétition européenne. A l'aube d'une nouvelle série de six matchs en trois semaines, un revers à Gerland ferait replonger Bordeaux, habité dune confiance toute relative, dans le doute.


Questions - Réponses avec Ludovic Obraniak

"Que ce soit Lyon ou Bordeaux, ne nous enterrez pas trop vite", a prévenu le milieu des Girondins

Peut-on parler de match sous haute tension, avec une grosse pression ?
"Toujours, oui. On n'est pas loin de la zone rouge, on vient de s'en extirper de justesse. C'est toujours beaucoup de pression car si on était amené à ne pas faire de résultat et que derrière ça gagne, on peut vite revenir où on était il y a une quinzaine de jours. En même temps, c'est une pression positive, il faut être enthousiaste à l'idée d'aller jouer un match à Lyon, c'est toujours agréable, ça reste une belle affiche entre deux clubs qui font partie du patrimoine français, même si la situation actuelle fait que l'affiche est un peu moins alléchante".


Lyon, 14e, et Bordeaux, 15e, ce ne sont pas leurs places ou alors il faut que l'on s'y fasse ?
 "Peut-être. Même si pour moi, cela ne doit pas être une fatalité. Il y a des explications à tout ça mais si on regarde vers la 6e, 7e place, il n'y a que trois
ou quatre points d'écart. Vous connaissez bien le football, ça peut aller très vite dans un sens comme dans l'autre. Que ce soit Lyon ou nous, ne nous enterrez pas trop vite!"


En termes de confiance, Lyon a pris cinq buts à Montpellier, vous venez d'en marquer quatre contre Sochaux, est-ce un avantage ?
 "Pas sûr. Peut-être que cela leur a servi de déclic. Si on part dans cet état d'esprit-là, on a toutes les chances de se faire piéger. On a travaillé cette semaine en s'apprêtant à rencontrer un Lyon plutôt affamé qu'affaibli. Ca serait une erreur de notre part de penser qu'ils sont touchés psychologiquement. On s'attend à subir les foudres de cette équipe, notamment dans les premières minutes car, devant leur public, ils vont avoir à coeur de montrer certaines choses, au moins de la révolte. On s'est préparé à ça, on sait à quoi s'attendre, ce sera à nous de gérer le match intelligemment et essayer de leur faire mal avec nos qualités".

En 2010, Lyon-Bordeaux était un quart de finale de Ligue des Champions...
 "Je sais... Ca fait mal forcément. Mais ça reste deux grands clubs, cela ne veut pas dire que ce ne le sera pas dans les années à venir. C'est une période
un peu intermédiaire pour ces clubs-là, il y a des nouveaux stades qui arrivent, qui sont en construction, il y a la conjoncture actuelle qui fait qu'on a dû intégrer beaucoup de jeunes d'un coup car on n'a plus forcément les moyens financiers de prendre des gros joueurs et de payer leurs salaires. Ce n'est pas si simple que ça de revoir les ambitions à la baisse, d'avoir un peu le couteau sous la gorge en permanence. Ca prendra du temps, deux, trois, quatre ans. Peut-être qu'avec les entrées dans les nouveaux stades et des comptes remis à l'équilibre, ces clubs-là auront un avenir un peu plus radieux".


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