Le démantèlement de la "Jeanne d' Arc" débute à Bordeaux

Le matricule Q 860, le porte-hélicoptères "Jeanne d'Arc", est en cale à Bordeaux pour être démantelé. Une dernière escale, pour le célèbre navire.

Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc en rade de Toulon le 26 avril 2007
Le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc en rade de Toulon le 26 avril 2007 © MAXPPP
Les travaux de démantèlement, attribués par la Marine nationale au duo formé par Bartin recycling group et Pétrofer société nouvelle, deux filiales du groupe Veolia, se font au grand port maritime de Bordeaux à Bassens. Un site qui dispose d’une grande forme de radoub de 240 mètres de long et 35 de large. Des dimensions qui permettent de traiter les 180 mètres du bâtiment.

Cette cale sèche a déjà, du reste, été utilisée pour démanteler deux cargos. En 2012, l’entreprise Bartin y a découpé le Matterhorn, de 115 mètres de long et 3 500 tonnes. L’année d’après, AFM recycling, filiale du groupe Derichebourg, s’y est attaquée aux 100 mètres et 4 000 tonnes du Hilde-G.

Ce chantier se déroulera pendant 18 mois mois au port de Bassens-Bordeaux. Les blocs d'acier et autres déchets seront alors acheminés par voies maritime ou routière vers des sites de recyclage. La Marine nationale et Veolia se partageront les recettes de la valorisation des déchets issus du navire-école.

Le chantier de son désamiantage durera une dizaine de mois. Les expertises réalisées par Veolia estiment qu'une dizaine de tonnes d'amiante sont présentes sur le bateau, un poids qu'il faudra doubler après y avoir intégré celui des déchets liés aux opérations de désamiantage. Le cahier des charges a privilégié l'option de l'enfouissement de l'amiante.


Le retour du Colbert

Mis en chantier également à l'arsenal de Brest en 1954, Le "Colbert", 8.500 tonnes, long de 181 mètres pour 20 m de large, a été admis au service en 1959. Il a effectué sa dernière escale à Venise en avril 1991 et quitté le service actif un mois plus tard. Il rejoindra le port de Bassens en 2015 pour y être découpé à son tour. Avec ce démantèlement, le chantier change d’échelle avec ces 20 000 tonnes sur la balance. Un chantier qui pourrait durer au total entre un an et demi et deux ans.

Regardez le reportage de Gilles Beranrd et Pascal Lecuyer : 
Démantèlement de la Jeanne d'Arc à Bordeaux

Interviennent dans ce reportage :









Poursuivre votre lecture sur ces sujets
économie armée