• ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • SOCIÉTÉ
  • FAITS DIVERS
  • SPORT
  • CULTURE

Juppé et Bayrou soutiennent les enseignants des grandes écoles

© France 3 Aquitaine
© France 3 Aquitaine

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé a accusé dimanche le gouvernement de participer au "dénigrement des élites". Quant à l'ancien Ministre de l'éducation Francois Bayrou, il demande l'arrêt du projet qu'il trouve "dérangeant" et "profondément choquant".

Par A.H. avec AFP


Des syndicats d'enseignants et associations de classes préparatoires ont déposé un préavis de grève pour le 9 décembre, estimant que le projet du gouvernement, qui propose de supprimer des décharges horaires en classes préparatoires au profit d'enseignants en Zone d'éducation prioritaire (ZEP), pourrait faire perdre 10 à 20% de salaire aux premiers.

"La mode est au dénigrement des élites. Eh bien ! je ne me dégonflerai pas et je continuerai à dire que la France a besoin d’élites"


dénonce sur son blog Alain Juppé : "Présenter les profs de prépas comme des privilégiés enseignant une petite élite elle aussi privilégiée, à qui on demande de faire preuve de solidarité envers de plus modestes". "Succès assuré, d'autant que les classes prépas et les grandes écoles subissent régulièrement les assauts de ceux qui veulent les réintégrer dans le giron des universités", poursuit l'ancien Premier ministre, qui s'insurge: "La mode est au dénigrement des élites". "À condition qu'elles soient ouvertes, bien sûr", les élites "nous tirent tous vers le haut. Nous devrions en être fiers et permettre à ceux qui les forment de poursuivre leur tâche dans les meilleures conditions. C'est pourquoi je comprends et je soutiens les profs de prépas", conclut le maire de Bordeaux.


Quand à Francois Bayrou  il demande le retrait du projet sur les classes préparatoires.

Remettre en cause le statut des professeurs de classes préparatoires est une atteinte très grave à la méritocratie républicaine", estimant que la filière est reconnue pour "son excellence".

Les enseignants de classes préparatoires et grandes écoles

Actuellement, les professeurs de classes préparatoires doivent faire cours dix heures par semaine, un volume qui peut descendre à 9 ou 8 heures, avec des décharges d'une heure s'ils enseignent en deuxième année et d'une heure s'ils enseignent au moins une heure par semaine à plus de 35 élèves (la plupart des classes). S'ils perdaient des décharges au profit d'enseignants de ZEP, ils feraient moins d'heures supplémentaires, payées en plus. Ces professeurs assurent aussi des heures d'interrogation orale ("colles"). "Le projet ministériel imposerait"  une augmentation des ORS sans compensation" et "une baisse de salaire". Selon la Cour des comptes, un professeur de prépa agrégé gagne en moyenne 4.108 euros nets par mois à quinze ans de carrière et 4.812  euros à 30 ans de carrière. Un titulaire d'une chaire supérieure perçoit 5.289 euros  à 15 ans de carrière et 5.745 euros à 30 ans.


Le ministre de l'Education, Vincent Peillon, s'est défendu le 29 novembre de vouloir "s'en prendre aux classes préparatoires et de vouloir les supprimer".

Sur le même sujet

Les réalisateurs brésiliens accueillis à Biarritz malgré l'annulation de subventions par Bolsonaro

Les + Lus