Pauline Hillier, l'une des deux françaises Femen emprisonnées à Tunis est bordelaise

Avec deux autres femmes, cette comédienne, sympathisante socialiste, avait mené la première action seins nus de Femen du monde arabe devant le palais de Justice de Tunis le 29 mai en soutien à Amina Sbouï,une activiste tunisienne. Toutes trois ont été arrêtées. 

© FETHI BELAID /AFP
Leur procès s'est ouvert hier mercredi. Mais il a été " reportée au 12 juin, la demande de liberté conditionnelle pour les trois Femen a été refusée ", a indiqué Me Souheib Bahri.
Le juge a renvoyé le procès afin de pouvoir trancher à cette date sur la demande de plusieurs associations islamistes qui veulent se constituer partie civile.

Me Patrick Klugman, venu de Paris pour représenter le mouvement et les familles des accusées, deux Françaises et une Allemande, n'a pas caché sa colère.
" Le tribunal, sans même donner la parole aux Femen, a donné raison sur toute la ligne aux associations salafistes qui ne sont même pas partie dans ce procès ", a dénoncé Me Klugman.
" Nous étions venus depuis Paris pour observer ce procès. Ce procès n'a pas eu lieu, justice n'a pas été rendue puisqu'elles n'ont pas été libérées et n'ont même pas été entendues ", a-t-il martelé.

Pauline Hillier vivait à Bordeaux jusqu'en décembre dernier. Celle qui avait rejoint le comité de soutien de Michèle Delaunay a quitté l'Aquitaine pour s'installer à Paris et militer au sein des Femen. 
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