Ces Limousins qui participent à la convention citoyenne pour le climat

Trois Limousins ont été tirés au sort pour participer à la convention citoyenne pour le climat, à laquelle participent 150 Français. Leur mission : faire des propositions pour limiter le réchauffement climatique. Nous avons rencontré deux d'entre eux.

Le Haut-Viennois Guy Kulitza et le Corrézien Mathieu Denoix participent à la Convention citoyenne pour le climat.
Le Haut-Viennois Guy Kulitza et le Corrézien Mathieu Denoix participent à la Convention citoyenne pour le climat. © F3 Limousin
C'est l'une des actions concrètes mises en place à la suite du mouvement des Gilets jaunes, dans le sillon du Grand débat national.
En octobre 2019, une Convention citoyenne pour le climat et la transition écologique a été créée. Elle regroupe 150 citoyens tirés au sort par l'institut Harris Interactive parmi plus de 250 000 numéros de téléphone.
Leur rôle : constitués en assemblée de citoyens, ils sont appelés à formuler des propositions pour le gouvernement afin de répondre à la question "comment réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2030 ?".

Parmi ces 150 citoyens figurent trois Limousins qui ont accepté cette mission.
Guy Kulitza, ancien technicien en informatique aujourd'hui retraité, installé à Saint-Denis-les-Murs en Haute-Vienne, s'est vite pris au jeu.
Il se rend chaque mois à Paris, au conseil économique et social qui pilote la Convention, pour travailler au sein du groupe "Se nourrir", l'un des cinq groupes mis en place. Il a choisi de plancher sur l'agroécologie.

On a des choses à dire, à porter... des ressentis, des environnements dans lesquels on vit. On a envie de les défendre, et on voudrait que les élus comprennent nos motivations.

A Arnac-Pompadour en Corrèze, Mathieu Denoix a lui aussi accepté le défi, même s'il ne se sentait pas particulièrement légitime au départ : 

Moi, au départ, je ne suis ni écologiste, ni climato-sceptique. Je fais un peu comme tout le monde, je fais mon tri, j'essaie de faire du covoiturage quand je peux. Mais je ne suis pas différent de Monsieur tout le monde.

Au sein de son groupe de travail, il planche sur la place de la voiture en milieu rural, un sujet qui le concerne au premier plan. En quelques mois, il s'est imprégné du débat, et a pris conscience de l'urgence.

Il faut agir dès maintenant, sinon on peut prendre 7 degrés en 2100 à ce rythme-là. Et ça, ça fait peur. Je pense qu'il n'y a pas assez d'informations. Si les gens étaient plus informés, il y aurait davantage de prise de conscience.

Les travaux de la Convention doivent durer six mois au total. Des propositions seront remises au gouvernement en avril 2020.
 
Convention citoyenne sur le climat


 
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