Affaire de pédophilie à Jonzac : le chirurgien visé par une soixantaine de plaintes

L'ex chirurgien de l'hôpital de Jonzac devra répondre de viol sur mineurs, début 2020. / © France Télévisions
L'ex chirurgien de l'hôpital de Jonzac devra répondre de viol sur mineurs, début 2020. / © France Télévisions

L’ex-chirurgien de Jonzac mis en cause dans plusieurs affaires de viols sur mineurs est désormais visé par une "soixantaine de plaintes" de victimes potentielles. Ses journaux intimes découverts mentionnaient plus de 200 cas. 

Par ED et AFP

L’ex-chirurgien de Jonzac mis en cause dans une affaire de pédophilie est désormais visé par une "soixantaine de plaintes" de victimes potentielles, a indiqué le procureur de la République à La Rochelle.

"Le chiffre est évolutif. Nous recueillons les plaintes au fur et à mesure", a précisé le procureur Laurent Zuchowicz. 

Joël Le Scouarnec, 68 ans, devrait être jugé devant la cour d’assises de Charente-Maritime, à Saintes, début 2020, pour viol sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité, pour agressions sexuelles et exhibition sexuelle.

Ces faits concernent quatre victimes mineures, sur une période allant de 1989 à 2017, pendant laquelle le chirurgien a exercé en Bretagne, en Touraine, et en Charente-Maritime, à l’hôpital de Jonzac, à partir de 2008.
 

Le médecin a été confondu à la suite de la plainte des parents d’une fillette de Jonzac, âgée de 6 ans et alors sa voisine, au printemps 2017. En détention provisoire depuis, il reconnaît partiellement les faits. 

Le chirurgien avait par ailleurs déjà été condamné en novembre 2005 pour détention d'images à caractère pédo-pornographique, par le tribunal correctionnel de Vannes, à quatre mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende.
 

La réponse du conseil départemental de l'Ordre des médecins : 

Ses carnets mentionnent 200 noms

Parallèlement à cette affaire, des investigations ont été déclenchées après la découverte de carnets lors d’une perquisition à son domicile. Rédigés à la main, ces carnets détaillent des actes sexuels, près de 200 cas au total. L’avocat du chirurgien, Thibault Kurzawa, parle de "fantasmes".

Sous l'autorité du parquet de La Rochelle, les gendarmes de la section de recherches de Poitiers ont donc entendu petit à petit d’autres éventuelles victimes de viols ou d'agressions sexuelles, aujourd'hui adultes, dont le nom apparaît dans ces carnets. Une soixantaine de personnes ont ensuite souhaité déposer plainte.
 

Les enquêteurs attendent de recevoir d’autres plaintes avant d’entendre le chirurgien, selon le procureur. Ce n’est qu’après son audition que le parquet pourra décider d’ouvrir une éventuelle information judiciaire confiée à un juge d’instruction.

"Il s'agit d'un travail d'enquête qui nécessite du temps et de la rigueur, toute exploitation anticipée étant nécessairement prématurée", indique néanmoins le procureur.

Retrouvez l'interview croisée des avocats des deux parties :

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