Après la remise en état hydraulique des marais de Brouage, un nouveau programme se met en place pour y favoriser l'élevage

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Après la gestion hydrologique, le contrat de progrès territorial des marais de Brouage s'attelle à l'élevage. Reportage de Frédéric Cartaud, Tiphaine Pfeiffer et Maëlys Gimenez ©France télévisions

Le contrat de progrès territorial des marais de Brouage en Charente-Maritime met en place de nouvelles actions. Après la remise en état hydraulique, place maintenant à l'élevage.

Un territoire de 11 000 hectares, dont 8 000 de prairie. Les marais de Brouage en Charente-Maritime sont un savant mélange de terre et d'eau. Mais ils souffrent aussi et des travaux de remise en état ont été lancés par le contrat de progrès territorial, une entité qui regroupe les acteurs locaux, les collectivités, les agriculteurs.

Une première phase de travaux a été réalisée ces trois dernières années sur le réseau hydraulique. Un travail nécessaire pour pérenniser les activités agricoles comme l'explique Frédéric Gorichon qui élève 140 bovins sur les marais et qui préside l'association des éleveurs du marais. " Les vaches ici, c'est assez typique des marais. On a à la fois le côté pâturage dans les prairies et le côté abreuvement des animaux par les canaux. Mais ces canaux servent aussi de clôture".

L'eau et l'élevage sont intimement liés " Si on veut maintenir de l'élevage, il faut de l'eau et l'eau elle nous arrive par les canaux.", conclue Frédéric Gorichon.

Les deux prochaines années consacrées à l'élevage

Lancée en 2020, la première phase de travaux se termine. La seconde va commencer, elle sera principalement consacrée à l'élevage. Et le chantier est vaste " On va travailler sur toute la partie accès aux parcelles, sur les débouchés pour la filière élevage, on va travailler sur un atelier de découpe de la viande pour vendre localement" résume Jean-Eudes du Peuty, le président du syndicat mixte Charente aval.

"On a de plus en plus de parcelles qui sont en friches, qui sont abandonnées. Pour que ça ne reste pas des friches, il y a la volonté que les éleveurs puissent profiter de parcelles d'élevage."

Ce projet qui vise à restaurer les marais et toute la biodiversité devrait coûter 4,9 millions d'euros.