Charente-Maritime : le forcené d'Authon-Ebéon doit faire l’objet d’une expertise psychologique

Le 1er mars, le forcené avait retenu 5 personnes en otage dont sa femme, sa soeur et sa mère à Authon Ebéon en Charente-Maritime. / © France 3
Le 1er mars, le forcené avait retenu 5 personnes en otage dont sa femme, sa soeur et sa mère à Authon Ebéon en Charente-Maritime. / © France 3

Le trentenaire de Authon Ebéon doit faire l’objet d’une expertise psychiatrique cette semaine pour évaluer son degré de responsabilité dans la prise d’otage, vendredi, de quatre membres de sa famille.

Par Clément Massé

Le forcené de Authon Ebéon (17) qui avait pris quatre membres de sa famille en otage vendredi était toujours interné en psychiatrie dimanche matin.

Le parquet de Saintes a ouvert samedi une enquête pour des faits de violence volontaire et mise en danger de la vie d'autrui.

"Une expertise psychiatrique doit être diligentée dans les prochains jours" nous a précisé le procureur de la République de Saintes, Nicolas Septe.


Cette expertise doit permettre d’évaluer son degré de responsabilité
Si le corps médical l’estime responsable de ses actes, il pourrait prochainement faire face à une mise en examen.


Faits de séquestration confirmés

Par ailleurs, l’audition des témoins a permis de « confirmer les faits de séquestration pendant 16h », a ajouté le procureur de la République de Saintes. Les victimes ont été examinées par un médecin.

"J’ai demandé à ce qu’elles voient également un expert psychologue ", a indiqué le procureur de la République, tout en précisant qu’il n’y avait pas eu de "blessés physiques ".


Fusils et alcool

La perquisition réalisée par les gendarmes a permis de saisir un fusil de chasse de calibre 12, un second de calibre 16, une carabine à air comprimé et une vingtaine de cartouches.

La veille des faits, le trentenaire aurait reçu la visite de la gendarmerie qui l’aurait informé qu’il avait une peine de trois mois de prison à effectuer, ce qui aurait déclenché sa colère.

"Il voulait en priorité se faire interner", a précisé le procureur de la République.


L’homme, déjà suivi par un psychiatre libéral, aurait "rechuté" dans sa consommation d’alcool.
A son domicile, les gendarmes ont retrouvé de nombreuses bouteilles d’alcool vides.
 

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